Brugeas Jean-Marie

Année de nomination : 1979      Dossier n° 1507 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Jean-Marie Brugeas
Date de naissance : 24/07/1926
Profession : Lycéen
Particularité : Résistant, Fondateur du réseau Etoile

Localisation

Localite : Limoges
Département : Haute-Vienne
Région : Limousin
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. Henri Kargemann

M. Guy Lévy

M. Henri Zucker

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Jean-Marie Brugeas était encore élève de terminale à Limoges (Haute-Vienne), en zone libre, lorsqu'il rallia la résistance en 1941. Le courage et l'audace avec lesquels il se battit et prit part à diverses opérations lui valut d'être décoré et cité à l'ordre de la nation après la guerre. C'est lui qui fonda le réseau Etoile, qui sauva Juifs, républicains espagnols et autres individus persécutés de toutes nationalités, les aida à échapper à la police française et les recruta dans la résistance. Il prévenait les Juifs cachés à Limoges et dans les environs de descentes de police prévues, et leur trouvait d'autres cachettes en cas de besoin. Grâce à lui, de nombreux Juifs échappèrent à l'arrestation et à la déportation. Ainsi, lorsque Henri Kargemann et son père, qui s'étaient réfugiés à Aix sur Vienne, se trouvèrent menacés d'arrestation, la milice passant la région au peigne fin à la recherche de Juifs, Jean-Marie Brugeas leur trouva une autre cachette. Henri Kargemann se rallia plus tard à la Résistance et se battit jusqu'à la fin de la guerre. Selon les témoignages recueillis après la guerre, Jean-Marie sauva environ quarante personnes et notamment les familles Alpern, Kloupsky, Wolf, Lévy, Kohn et Zucker. Guy Lévy avait été son condisciple au lycée de Limoges. Il se cachait avec sa famille à Aix sur Vienne. Plusieurs fois Jean-Marie Brugeas l'avertit d'une descente imminente des SS et de leurs collaborateurs français, lui sauvant ainsi la vie, ainsi qu’à sa famille. M. Rubinstein, qui habitait Limoges, témoigna lui aussi après la guerre que le jeune homme avait trouvé une cachette à ses parents. Jean-Marie Brugeas, qui risquait sa vie en aidant les Juifs, ne chercha jamais la moindre rétribution matérielle.

Le 5 mars 1980, Yad Vashem a décerné à Jean-Marie Brugeas le titre de Juste des Nations.