Guicherd Victor

Guicherd Joséphine

Année de nomination : 1979      Dossier n° 1710 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Victor Guicherd
Date de naissance : 1897
Date de décès : 1988
Profession : Bûcheron
Particularité : Information non disponible

Mme Joséphine Guicherd (née Court)
Date de naissance : 1899
Date de décès : 1984
Profession : Information non disponible
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Dullin
Département : Savoie
Région : Rhône-Alpes
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Betty Lewkowitz

M. Jacques Lewkowitz

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Le 11 septembre 1942, le jour de la grande rafle des Juifs de Valenciennes, la police française se présenta au domicile de la famille Lewkowitz. Le mari était sorti avec deux des enfants, Betty, sept ans, et Jacques, cinq ans; la police arrêta sa femme et leur petit garçon, qui avait deux ans et demi. Tous deux furent déportés à Auschwitz. M. Lewkowitz prit la fuite avec Betty et Jacques et arriva chez sa soeur qui habitait Lyon. Là, il contacta un réseau juif de sauvetage qui lui permit de placer les enfants chez la famille Guicherd, à Dullin, non loin de Lepin-le-Lac (Rhône). Victor et Joséphine Guicherd, qui n'avaient pas d'enfants, racontèrent aux voisins que les petits avaient été envoyés à la montagne parce que leurs parents avaient peur des bombardements. Victor était bûcheron et le couple n'était pas bien riche, mais il choya les enfants qui s'habituèrent rapidement et s'attachèrent à leur famille d'adoption. Afin de ne pas attirer l'attention, ils allaient à la messe le dimanche, mais les Guicherd leur disaient ensuite se souvenir qu'ils étaient juifs. Lorsque la Gestapo faisait une descente au village pour y chercher des Juifs, les enfants étaient cachés dans une grande huche à farine. Betty et Jacques vécurent ainsi protégés jusqu'à la fin de l'Occupation.

Dans son témoignage après la guerre, Betty parle de Victor et de Joséphine Guicherd comme de "véritables saints". Son frère et elle restèrent en contact avec leurs sauveteurs. En 1981, Victor Guicherd écrivait au Consul général d'Israël à Paris à propos de la médaille des Justes : "Puisque vous semblez tenir à me remettre cette médaille, je pense que je dois accepter mais je refuse absolument toute publicité. Cette remise se fera chez moi!"

Le 20 novembre 1979, Yad Vashem a décerné à Victor et Joséphine Guicherd le titre de Juste parmi les Nations.

 

(au deuxième plan à droite) Victor & Joséphine GUICHERD  en 1944