Burger Hélène

Année de nomination : 1980      Dossier n° 1925 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Hélène Burger (née Gutzler)
Date de naissance : 16/05/1900
Date de décès : 1987
Profession : Infirmière bénévole au service de la Croix Rouge
Particularité : Mère de 3 enfants

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 25 février 1981
Lieu : Cercle Européen Strasbourg ()

Personnes sauvées

M. Lazar Biron

M. Charles Biron

M. Léopold Biron

Mme Hélène Biron

M. Claude Dumont

M. Herbert Friedmann

M. Claude Klein

Mme Simone Leger

Mme Jacqueline Lowenstein

M. Eik Lowenstein

Mme Marie Lowenstein

M. Max Muller

M. Charles Muller

Mme Lise Muller

Mme Lily Neufeld

Mme Jacqueline Picard

Mme Annie Prunier

Mme Jeanine Rebischung

Mme Régine Rebischung

M. Hans Rosenbaum

M. Kurt Scharf

Lieux de mémoire

Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Hélène BURGER en 1942 Lorsque les Allemands annexèrent l'Alsace, Hélène Burger, qui habitait Mulhouse, réussit à prendre la fuite avec son fils en empruntant une ambulance en route pour Agen dans le Lot-et-Garonne. Elle devint infirmière bénévole au service de la Croix-Rouge. Sa tâche principale était d'escorter des enfants réfugiés qu’on faisait passer de la zone occupée à la zone libre, et vice-versa, pour retrouver leurs familles. C'est ainsi qu'en mai 1942 elle eut à accompagner un groupe d'enfants, parmi lesquels se trouvaient deux jeunes juives, place de la Madeleine à Paris, où une autre infirmière de la Croix-Rouge devait les prendre en charge. Elle attendit près d'une heure mais l'infirmière n'arriva pas. Un policier français la remarqua et la conduisit à un officier allemand. Ce dernier se mit à l'interroger. Hélène Burger, qui parlait couramment l'allemand, expliqua qu'elle ramenait des enfants à leurs parents en Alsace. L'officier, qui ignorait que certains de ces enfants étaient juifs, fut favorablement impressionné et donna à la jeune femme un ausweiss spécial pour le voyage. Il lui fournit également un laissez-passer Agen-Paris, valable un an, dont elle se servit pour plusieurs missions. Après les grandes rafles de Juifs parisiens, beaucoup d'enfants qui avaient pu être cachés chez des voisins ou des amis se trouvaient encore dans la ville. Hélène Burger était chargée de les repérer et de les conduire à Brive-la-Gaillarde, dans la Corrèze, où ils étaient pris en charge par une organisation juive d'aide. Toutefois, elle n'avait pas le droit de convoyer plus de huit enfants à la fois, ce qui l'obligea à faire de nombreux voyages. Pour détourner les soupçons, les petits Juifs se voyaient donner un faux nom. Hélène Burger aida également deux familles juives, qui avaient chacune deux enfants, à passer clandestinement la frontière suisse en 1943. La famille Muller vivait dans la zone sud. Max Muller avait fait la connaissance de la jeune femme dans un train au sud de la France, alors que, revêtue de son uniforme d'infirmière, elle escortait des enfants venant de la zone occupée. Il lui demanda de l'aider à faire venir son propre fils de quinze ans qui était resté à Versailles. Elle accepta; l'opération fut couronnée de succès et la famille réunie. Toutefois, lorsque la nouvelle d'une déportation imminente des Juifs se répandit, Max Muller fit encore appel à la jeune femme. Madame Muller, déguisée en infirmière, se joignit à Hélène et toutes deux escortèrent en train les enfants, faisant figure de petits malades, et censés se rendre dans un établissement situé à St. Julien en Genevois, près de la frontière suisse. Le moment venu, ils quittèrent le train avec la complicité des cheminots et traversèrent la frontière.

Le 20 novembre 1980, l'Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Hélène Burger le titre de Juste parmi les Nations. 

 

Cérémonie