Angyal Francois

Année de nomination : 1981      Dossier n° 2008F -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Frère Francois Angyal
Date de naissance :
Profession : Frère Mariste, professeur
Particularité : Professeur à l'école française Champagnat

Localisation

Localite : Budapest
Département : Information non disponible
Région : Information non disponible
Pays : Hongrie

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Béla Hazai

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Le frère mariste François Angyal enseignait à l’école française Champagnat à Budapest. Avec la prise du pouvoir le 15 octobre 1944 par le parti fasciste des Croix-Fléchées, Budapest connut la terreur. Les Juifs étaient massacrés dans la rue et dans leurs foyers, des milliers d'entre eux furent expulsés en Autriche et le reste - cent mille environ - concentré dans un ghetto dans des conditions épouvantables. Des bandes d'assassins couraient les rues; toute activité en faveur des Juifs devint des plus dangereuses. Frère François et les sept autres moines de son ordre ouvrirent les portes de leur monastère à des Juifs et des non-Juifs. L'endroit était surpeuplé; pourtant une centaine d'enfants juifs et une cinquantaine d'adultes - parents ou grands-parents des enfants - y trouvèrent refuge. Les frères laissèrent leurs cellules aux réfugiés et s'en allèrent dormir dans les couloirs et partout où ils le pouvaient, afin d’en sauver le plus grand nombre. Non contents de fournir vivres et logement, ils procurèrent à leurs protégés de faux documents de la Croix-rouge suédoise. En cachant un aussi grand nombre de réfugiés dans un monastère situé au beau milieu de Pest, les frères maristes couraient le plus grand danger. A ceux qui leur disaient ce que pourraient être pour eux les conséquences de leur action, ils répliquaient "Si on vient arrêter les réfugiés, nous irons avec eux en prison." Le 19 décembre 1944, la Gestapo pénétra dans le monastère, arrêtant tous ceux qui s'y trouvaient, y compris les huit frères dont Frère Angyal. Ils furent mis en prison, mais en dépit des tortures, de la faim et la maladie, les moines refusèrent de révéler qui de leurs protégés étaient juifs. Ils sauvèrent, grâce à leur courage, la vie de nombreux Juifs. Leur héroïsme et leur grandeur d'âme emportèrent l'admiration de tous leurs protégés. Les frères ne reculèrent devant aucun effort pour sauver le plus grand nombre possible de Juifs. Ils ont risqué leur vie et enduré de grandes souffrances plutôt que livrer des Juifs aux Nazis.

Le 26 février 1981,Yad Vashem a décerné au Frère François Angyal le titre de Juste des Nations.