Pichoff Georgette

Pichoff Jean

Pichoff Simone

Année de nomination : 1982      Dossier n° 2172 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Georgette Pichoff
Date de naissance :
Profession : Propriétaire d'un petit café-hôtel
Particularité : Information non disponible

M. Jean Pichoff
Date de naissance :
Profession : Propriétaire d'un petit café-hôtel
Particularité : Information non disponible

Mlle Simone Pichoff
Date de naissance : 1924
Date de décès : 29/09/2015
Profession : Propriétaire d'un petit café-hôtel
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Lille
Département : Nord
Région : Nord-Pas-de-Calais
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. Moshé Kozlowski

Mme Gitla Kozlowski

M. Ita Kuperwasser

M. Léon Kuperwasser

Mme Jacqueline Kuperwasser

Mme Faiga Miles (née Kozlowski)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Les Kozlowski vivaient avec leurs grands enfants à Mons-en-Baroeul (Nord). Cette famille de Juifs polonais avait émigré en France avant la guerre mais n'avait pas la nationalité française. Ils tenaient un magasin de bonneterie dans une maison de deux étages et habitaient l'étage supérieur. C'était la seule famille juive de la rue. Les Kozlowski ne connaissaient guère leurs voisins. Les deux premières années de l'Occupation se passèrent relativement bien; mais à partir de juin 1942, les Koslowski durent porter l'étoile jaune et se présenter régulièrement au commissariat où ils avaient été astreints à se faire enregistrer en leur double qualité de Juifs et d'étrangers. Leur situation financière restait pourtant bonne, le magasin n'ayant pas été "aryanisé". Le 11 septembre 1942, tout bascula. Un gendarme vint leur signifier : "Vous êtes consignés à la maison", car les Allemands s'apprêtaient à venir les arrêter. Comprenant qu'il n'y avait pas de temps à perdre, M. Kozlowski mit une échelle contre le mur qui séparait la cour de leur maison d'une école encore vide, car les vacances n’étaient pas finies. Ils l’escaladèrent et par miracle, la porte de l'établissement n'était pas fermée à clé. Les Kozlowski coururent se cacher à l'intérieur. Un peu plus tard, ils entendirent des pas. C'était leur voisin Jean Pichoff. Il avait vu les Allemands enfoncer la porte de leur appartement et repartir bredouilles, et s'était douté que les Kozlowski avaient trouvé refuge dans le bâtiment désert. Il leur promit de revenir à la nuit tombée les emmener chez lui. Ce qu'il fit; les quatre fugitifs demeurèrent chez les Pichoff pendant une semaine environ, puis Jean et Georgette les conduisirent dans le petit café-hôtel qu'ils avaient à Fives. Les Kozlowski y vécurent jusqu'à la Libération, payant simplement un loyer et leurs frais de pension. Les Pichoff vinrent aussi à l'aide de la fille aînée des Kozlowski et son mari. Le couple s'était enfui à Nice au début de la guerre; avec l'entrée des Allemands dans la ville leur situation s'annonçait dangereuse et, suivant les conseils des Kozlowski et des Pichoff, le couple revint à Mons-en-Baroeul où les Pichoff leur louèrent leur ancien appartement. Au mépris du danger, les Pichoff sauvèrent ainsi toute la famille.

Le 28 janvier 1982, Yad Vashem a décerné à Jean et Georgette Pichoff et à leur fille Simone, le titre de Juste parmi les Nations.