Larrazet Cécile

Larrazet Pierre

Année de nomination : 1992      Dossier n° 3080 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Cécile Larrazet (née Lapyre)
Date de naissance :
Profession : Institutrice
Particularité : Information non disponible

M. Pierre Larrazet
Date de naissance :
Profession : Postier
Particularité : Perdu un bras à la guerre de 14

Localisation

Localite : Saint-Aubin
Département : Landes
Région : Aquitaine
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Esther Geller (née Oehlgisser)

Mme Brane Oehlgisser

M. Oehlgisser

Mme Charlotte Schiff (née Oehlgisser)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Les Larrazet habitaient St. Aubin dans les Landes. Cécile était institutrice à l'école du village et son mari, qui avait perdu un bras à la guerre de 14, était postier. Le couple était estimé dans le village et en bons termes avec les autorités. En mars 1942 madame Oehlgisser et ses deux filles, Charlotte qui avait sept ans et Esther qui en avait douze, quittèrent Paris et vinrent se réfugier à St.Aubin, sur le conseil de leur voisine Simone Justes (q.v.). Elles s'installèrent chez son beau-frère, Julien Justes (q.v.). Les deux fillettes furent inscrites à l'école et c'est ainsi que Cécile Larrazet fit leur connaissance. En juillet 1942, M. Oehlgisser, qui avait réussi à échapper à la grande rafle du 16 juillet à Paris, prit le train pour Mont-de-Marsan dans les Landes. Le voyage était dangereux car il y avait de nombreux contrôles. Mme Oehlgisser pria les Larrazet de l'aider à gagner St. Aubin, situé à trente kilomètres de la gare. L'opération était risquée car les deux hommes pouvaient à tout moment être arrêtés pour un contrôle. Pierre accepta néanmoins d'aller chercher le réfugié et le ramena sain et sauf. Un peu plus tard, le postier apprit que les Allemands s'apprêtaient à faire une descente à la ferme des Justes. Sa femme alla avertir les Oehlgisser qui s’enfuirent sans délai. Les Larrazet trouvèrent une solution pour chacun d'entre eux. Cécile persuada les soeurs de St.Vincent de Paul, qui dirigeaient un orphelinat à Mont-de-Marsan, d'accepter les deux fillettes juives. Mme Oehlgisser séjourna un temps chez Pierre et Cécile, cependant, voyant combien elle souffrait d’être séparée de ses enfants, Cécile fit à nouveau appel à la mère supérieure qui accepta d'embaucher la maman comme couturière. Quant à M. Oehlgisser, c'est juché sur la bicyclette du postier qu'il quitta le village. Suivant les instructions détaillées qu'il avait reçues de Pierre Larrazet, il prit des petites routes qui lui permirent d'arriver dans une localité proche de Vichy. Pierre et Cécile avaient pris d’énormes risques pour aider la famille, et refusèrent d'accepter la moindre rétribution.

Le 16 juin 1992, Yad Vashem a décerné à Pierre et Cécile Larrazet le titre de Juste parmi les Nations.

 

Pierre et Cécile LARRAZET avec les deux filles qu'ils ont sauvées Esther et Charlotte.