Isoart Edwidge

Isoart Paul

Année de nomination : 1987      Dossier n° 3145 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Edwidge Isoart
Date de naissance :
Profession : Employée des postes
Particularité : Information non disponible

M. Paul Isoart
Date de naissance :
Profession : Maire
Particularité : Résistant

Localisation

Localite : Clans
Département : Alpes-Maritimes
Région : Provence-Alpes-Côte-D'Azur
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. Marcel Bader

M. Yvon Bialek

M. Roger Bialek

Mme Alice Bialek (née Lévy)

M. Henri Bily

Mme Francette Djian (née Lévy)

M. Jean Joffe

M. Eugène Lévy

M. Albert Lévy

M. Jean Mihaud

M. Claude Picard

Mme Simone Picard (née Dahan)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Paul Isoart et sa femme habitaient à Clans-sur-Tinée (Alpes Maritimes). Pendant la guerre, ils acceptèrent la responsabilité d’avertir les quarante-cinq réfugiés juifs qui habitaient la localité et les villages d'alentour sitôt qu'une rafle ou une descente allemande était prévue. Mme Isoart était employée à la poste; son mari et elle étaient assistés dans leur mission par M. Raini, qui était l'un des propriétaires du café-bar de Pont de Clans. Ce dernier était chargé de contacter les Isoart en cas de mouvements suspects de la Gestapo, pouvant indiquer le déclenchement prochain d'un raid sur le secteur. En cas d'alerte, Raini devait appeler Mme Isoart et lui dire "le lait monte". Au matin du 25 octobre 1943, Raini remarqua une animation inhabituelle dans la région de Pont de Clans, et notamment plusieurs Citroën de la Gestapo se dirigeant vers Clans-sur-Tinée. Il appela immédiatement Mme Isoart, qui s'empressa de téléphoner à tous les Juifs de la ville pour les avertir. Ensuite elle donna à son mari le nom de tous ceux qu'elle n'avait pas pu joindre par téléphone et il se rendit d'une maison à l'autre pour les prévenir. Tous les réfugiés reçurent l'avertissement à temps; malheureusement, un certain nombre d'entre eux, revenus dans leur appartement prendre rapidement quelques vêtements, de la nourriture et des objets de première nécessité, furent arrêtés et déportés. Un peu plus tard, la Gestapo arrêta les Isoart qu'elle accusa d'avoir prévenu les Juifs. Une voisine mariée à un Allemand témoigna en leur faveur et ils furent remis en liberté. Sans se laisser décourager et au mépris du danger, ils continuèrent à prévenir les Juifs pendant tout l'hiver 1943/1944, sauvant ainsi nombre d'entre eux de l'arrestation et de la déportation.

Le 8 mars 1987, Yad Vashem a décerné à Paul e Edwige Isoart le titre de Juste parmi les Nations.