Robert De Saint Vincent Pierre

Année de nomination : 1993      Dossier n° 3547 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Pierre Robert De Saint Vincent
Date de naissance : 24/11/1882
Date de décès : 1954
Profession : Gouverneur militaire,Membre de l'Amitié Chrétienne Membre de l'Armée secrète
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Lyon
Département : Rhône
Région : Rhône-Alpes
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

L'histoire

En 1942, le général Pierre Robert de Saint Vincent était Gouverneur militaire de la place de Lyon. Il fut aussi, dès le départ, l'un des piliers de l’"Amitié chrétienne", oeuvre fondée dans cette ville pour aider les Juifs persécutés par le régime de Vichy et qui comptait parmi ses membres des personnalités de haut rang telles que le cardinal Gerlier (q.v.) et le pasteur Boegner (q.v.). Le général faisait également partie de l'organisation clandestine Armée Secrète (AS). A ce titre, il participa à l'évasion du général Giraud, qui avait réussi à s'échapper de la prison où l'avait incarcéré les Allemands : il était recherché tant par ceux-ci, que par les autorités de Vichy qui l'accusaient de trahison. Pierre Robert de Saint Vincent l'aida à se cacher jusqu'à ce qu'il puisse quitter la France pour gagner l’Afrique du Nord. Le 29 août 1942, le général reçut l'ordre d'envoyer un détachement à la gare de Lyon-Perrache pour prévenir des troubles lors de l'embarquement de 550 Juifs à destination de Drancy, d'où ils devaient être déportés vers les camps de la mort. Il refusa fermement, déclarant que jamais ses hommes ne participeraient à une telle opération. Par suite, le départ ne put avoir lieu que le lendemain, et ce délai permit à un certain nombre de Juifs de s'enfuir et d’échapper ainsi à la déportation. Le général fut immédiatement mis à la retraite d'office par les autorités de Vichy. Lorsque les Allemands occupèrent la zone sud en novembre 1942, il dut se cacher pour leur échapper. Il trouva refuge sous un faux nom à Grenoble, puis à Nice. Le général avait risqué sa vie en mettant la justice et la dignité au dessus du devoir d'obéissance aux ordres de ses supérieurs.

Le 24 juin 1993, l'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné au général Pierre Robert de Saint Vincent le titre de Juste parmi les Nations.