Bockel Pierre

Année de nomination : 1988      Dossier n° 3703 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Monseigneur Pierre Bockel
Date de naissance : 03/10/1914
Date de décès : 13/08/1995
Profession : Monseigneur, séminariste
Particularité : Résistant

Localisation

Localite : Lyon
Département : Rhône
Région : Rhône-Alpes
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Monique Garenne (née Isaac)

M. Isaac

Mme Levy

M. Georges Levy

M. Maxime Schneider

M. Pierre Schwed

M. Charles Schwed

Mme Alice Schwed(née Schick)

M. David Weill

Mme France Weill

Lieux de mémoire

Arbre des Justes parmi les Nations
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Pierre Bockel, 1944 Monseigneur Pierre Bockel, qui vivait à Lyon, était membre de la Résistance et prit une part active au sauvetage de plusieurs Juifs. En septembre 1942, il trouva une cachette et procura de faux papiers à la famille Schwed - Alice, son mari et leurs deux enfants - des Juifs qui s'étaient enfuis de Colmar. Leur fils Pierre, étudiant en médecine, fut arrêté par les autorités de Vichy. Faisant appel à ses contacts dans la police française, le prélat le fit remettre en liberté. M. Isaac et sa fille Monique lui doivent également la vie. Après l'assassinat de la femme d'Isaac par la Gestapo, Monseigneur Bockel les envoya chez sa tante, à Crest, dans la Drôme, qui les cacha jusqu'à la fin de l'occupation. En septembre 1943, il donna asile chez lui à Georges Lévy, sa femme et ses beaux-parents, et leur fournit à tous de faux papiers, grâce auxquels ils eurent la vie sauve. Ces actions étaient toutes extrêmement dangereuses pour lui. En 1944, il vint en aide à David Weill, un avocat juif, ainsi qu'à sa femme et leur fillette. Il leur procura des faux papiers au nom de Werle, puis les conduisit à Auch, dans le Gers, au sud-est de la France, où il obtint pour David un poste de secrétaire général et de représentant pour les questions touchant aux réfugiés à la gendarmerie municipale. La famille Weill put ainsi survivre à l'occupation. Jamais le prélat ne demanda la moindre compensation pour une action uniquement motivée par des considérations humanitaires.

Le 5 septembre 1988, Yad Vashem a décerné à Monseigneur Pierre Bockel le titre de Juste parmi les Nations.