Bennezon Adulphe

Année de nomination : 1988      Dossier n° 3758 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Adulphe Bennezon
Date de naissance :
Profession : Information non disponible
Particularité : Résistant

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Rachel Bennezon (née Kirszbaum)

M. Lucien Kirszbaum

M. Abram Kirszbaum

Mme Rajzla Kirszbaum (née Feldman)

Mme Micheline Rodach (née Rozenfarb)

M. Jacques Rozenfarb

Lieux de mémoire

Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Adolphe Bennezon, qui avait été fait prisonnier de guerre, s'échappa de son stalag en 1940 et rentra à Paris. En 1942 il se lia d'amitié avec Rachel Kirszbaum, réfugiée juive de Pologne, qui habitait la capitale française avec sa famille. Au mois de juillet de cette même année, ayant appris par des gendarmes français la date des grandes rafles anti-juives prévues dans la ville, il persuada la jeune femme de s'enfuir immédiatement. Grâce à ses activités dans la clandestinité, il réussit à procurer de faux papiers d'identité et des cartes d'alimentation à Rachel, sa mère Rejla et son frère Lucien. Rejla Kirszbaum, qui avait alors quarante-quatre ans, ne parlait pas un mot de français; Adulphe lui couvrit le visage de pansements badigeonnés à la teinture d'iode pour lui donner l'apparence d'une blessée incapable de parler. Puis il accompagna lui même la famille jusqu'à Perpignan, où elle resta cachée jusqu'à la fin de l'Occupation. Encouragé par son succès, le jeune homme décida deux mois plus tard d'escorter deux cousins de Rachel vers la zone sud pour les y mettre en sécurité. Cette fois, le voyage faillit se terminer en catastrophe. Au point de passage de Saint Sever, leurs papiers furent contrôlés; Adulphe attira les soupçons par ses cheveux bouclés et ses papiers furent longuement examinés. Finalement on les laissa passer et continuer leur chemin vers Perpignan. En 1943, il apprit que la police française s'apprétait à déclencher une rafle dans les hôpitaux de Paris pour arrêter les malades juifs et les déporter. Il se précipita dans l’un des hôpitaux et "kidnappa" Micheline et Jacques Rozenfarb, deux enfants juifs hospitalisés en pédiatrie. Il les remit à leurs parents qui purent s'enfuir avec eux vers le sud. En juin 1944, la Gestapo arrêta Bennezon et le déporta au camp de concentration de Neuengamme. Il réussit à s'en échapper après un bombardement allié. En 1946 il épousa Rachel Kirzbaum.

Le 21 janvier 1988, Yad Vashem a décerné à Adolphe Bennezon le titre de Juste des Nations.