Denis Madeleine

Année de nomination : 1988      Dossier n° 3976 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Madeleine Denis
Date de naissance : 04/10/1890
Date de décès : 09/10/1969
Profession : Professeur d'anglais
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Hélène Bresler (née Waxberg)

Lieux de mémoire

Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Madeleine Denis était professeur d'anglais au lycée Victor Hugo, à Paris, et habitait à l'Institut des Etudes Slaves. Au mois de novembre 1942 l'une de ses élèves, la petite Hélène Waksberg, une réfugiée juive de Pologne qui vivait à Paris avec sa soeur et ses parents, vint lui parler. La fillette en détresse expliqua que sa famille, qui ne se sentait plus en sécurité depuis les grandes rafles du mois de juillet qui avaient été suivies de la déportation des Juifs vers une destination inconnue, avait cherché en vain à passer en zone libre. Madeleine offrit immédiatement d'accueillir chez elle la fillette. Personne au lycée - ni enseignants ni élèves – n’imaginait que leur professeur d'anglais Madeleine Denis, fille de l'illustre historien Ernest Denis, hébergeait une élève. Pour ne pas attirer l'attention, Madeleine traitait Hélène en classe comme si elle était une élève comme les autres, et elles rentraient à la maison chacune de son côté. Pourtant, le professeur risquait sa vie. Certes, Hélène ne fréquentait guère ses camarades, mais certaines d'entre elles auraient pu se rappeler que quelques mois auparavant l'enfant avait porté l'étoile jaune. Les parents de la fillette, qui quittaient de temps en temps leur cachette parisienne (voir Béchard) pour venir la voir, représentaient une autre source de danger : s'ils avaient été suivis, la jeune enseignante risquait l'arrestation et peut-être la mort. Pendant toute cette période elle s'occupa d'Hélène avec dévouement, veillant à tout ses besoins. La nécessité de garder le secret le plus absolu - la découverte par un collègue ou un élève aurait été catastrophique - imposait des contraintes quotidiennes. Madeleine Denis donna asile à Hélène Waksberg pendant près de dix-huit mois, sans jamais chercher la moindre rétribution pour ses efforts.

Le 30 octobre 1988, Yad Vashem a décerné à Madeleine Denis le titre de Juste des Nations.