Bouigue Julienne

Bouigue Henri

Année de nomination : 1989      Dossier n° 4442 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Julienne Bouigue
Date de naissance : 1916
Profession : Sans profession
Particularité : Information non disponible

M. Henri Bouigue
Date de naissance : 1912
Date de décès : 27/12/1992
Profession : Ingénieur à la SNCF
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Simone Drori (née Gawron)

M. Michel Gawron

Lieux de mémoire

Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Henri Bouigue, ingénieur à la SNCF, habitait avec sa femme, Julienne, dans le 13éme arrondissement de Paris. Tous deux s'étaient liés d'amitié avec leurs voisins, les Gawron, des Juifs qui avaient deux jeunes enfants. Lorsque les Allemands occupèrent Paris en 1940, les Bouigue décidèrent de quitter Paris pour aller s'installer chez des parents qui vivaient dans les Pyrénées, à proximité de la frontière espagnole. Ils invitèrent les Gawron à les accompagne, et les deux familles partirent vers le sud. Cependant, constatant que la vie à Paris se poursuivait normalement sous l'Occupation, ils rentrèrent tous à la maison. Peu avant le déclenchement de la grande rafle des Juifs de Paris, les 16 et 17 juillet 1942, les Bouigue avertirent leurs voisins et leur offrirent les abriter chez eux. Alors que 13 000 Juifs étaient arrêtés puis conduits au camp de Drancy, les Gawron restèrent donc en sécurité chez les Bouigue, qui avaient également accepté de mettre en lieu sûr leurs bijoux et objets de valeur. Après les rafles, les Gawron décidèrent d'aller s'installer dans le sud de la France, qui n'avait pas encore été occupé. Henri et Julienne leur firent connaîttre quelqu'un qui les fit passer clandestinement la ligne de démarcation et les escorta à Charbonnières les Bains près de Lyon, où ils vécurent jusqu'à la fin de l'occupation. Les Bouigue avaient pris des risques considérables en donnant asile à leurs voisins, car une famille de collaborateurs vivait à l'étage au-dessous et recevait régulièrement des membres de la Gestapo. A la libération les Bouigue rendirent tous leurs biens aux Gawron, refusant toute compensation ou récompense de la part de ceux qui leur devaient la vie.

Le 28 novembre 1987, Yad Vashem a décerné à Henri et Julienne Bouigue le titre de Juste des Nations.