Brenas Régis

Brenas Mélanie

Année de nomination : 1990      Dossier n° 4500 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Régis Brenas
Date de naissance :
Profession : Agriculteur
Particularité : Information non disponible

Mme Mélanie Brenas
Date de naissance :
Profession : Agricultrice
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Costaros
Département : Haute-Loire
Région : Auvergne
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. Ernst Sternberg

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Au début de l'occupation, Monsieur et Madame Sternberg et leur fils Ernest partirent se cacher dans le village de Costaros en Haute-Loire. En septembre 1943 ils furent dénoncés par un mouchard. Les parents furent arrêtés; Ernest, qui avait alors dix ans, dut son salut au fait qu'il n'était pas à la maison : il jouait dans un bosquet non loin de là. Les Sternberg furent internés à Drancy, puis déportés à Auschwitz. Seule madame Sternberg survécut. Environ deux ans avant leur arrestation, les Sternberg s'étaient liés d'amitié avec Régis Brenas et sa femme Mélanie et allaient souvent leur rendre visite. C'est pourquoi les voisins conduisirent le petit Ernest, resté seul au monde, dans la ferme des Brenas, qui se trouvait dans un endroit isolé et éloigné. Mélanie et Régis avaient trois enfants mais ils ouvrirent leur maison et leur coeur à Ernest, qui devint en quelque sorte leur quatrième enfant. Ils ne cherchèrent aucune rémunération pour cela. Ils prenaient des risques considérables, d’autant que le curé du village était un antisémite notoire. Ayant appris que celui-ci suspectait la présence du garçon à la ferme et se préparait à dénoncer les Brenas pour le crime d'héberger un enfant juif, Régis Brenas vint le trouver et lui déclara sans ambage que si dénonciation il y avait, le prêtre en subirait personnellement les conséquences. La menace fit son effet et Ernest fut sauvé. Il vécut chez les Brenas de 1943 à la Libération. Il fit plus tard des études de médecine. Devenu médecin, il resta en contact étroit avec les Brenas et leurs trois enfants. Il écrivit plus tard : "Je suis toujours leur quatrième enfant."

Le 8 janvier 1990, Yad Vashem a décerné à Régis Brenas et sa femme Mélanie le titre de Juste des Nations.