Guigue Henri

Guigue Claire

Guigue Pierre

Année de nomination : 1990      Dossier n° 4648 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Henri Guigue
Date de naissance : 17/03/1897
Date de décès : 02/01/1980
Profession : Exploitant agricole
Particularité : Information non disponible

Mme Claire Guigue
Date de naissance : 01/11/1902
Date de décès : 09/10/1988
Profession : Exploitant agricole
Particularité : Information non disponible

M. Pierre Guigue
Date de naissance : 31/10/1926
Date de décès : 19/05/1995
Profession : Exploitant agricole
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Vaison-la-Romaine
Département : Vaucluse
Région : Provence-Alpes-Côte-D'Azur
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 20 juin 1990
Lieu : Vaison-la-Romaine ()

Personnes sauvées

Mme Jacqueline Libster (née Séféris)

Mme Paulette Payan Pese (née Séféris)

M. Meyer Séferis

Mme Ona Séferis

Mme Rachel Séféris

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Claire Guigue en 1944   Henri Guigue en 1940 Meyer Séferis avait quitté la Lituanie avec sa femme et ses trois filles bien avant le début de la Seconde guerre mondiale et était venu vivre à Paris, où il devint propriétaire d'une fabrique de brosses. Mme Séferis et ses enfants s'enfuirent de la capitale lors des grandes rafles de juillet 1942 et arrivèrent à Marseille. Meyer, qui partait les rejoindre, fut arrêté au moment où il tentait de franchir la ligne de démarcation. Il fut assigné à résidence à Uzerche, en Corrèze. Voyant que les Juifs qui avaient été rassemblés dans la localité étaient petit à petit arrêtés et déportés vers les camps de l'Est, il fit appel à Henri Guigue, avec lequel il était en relations d'affaires. Guigue, exploitant agricole à Vaison-la-Romaine, dans le Vaucluse, réussit à obtenir du maire de la ville une réquisition, afin que Séferis soit autorisé à quitter Uzerche pour travailler à la ferme des Guigue. Lorsque, en novembre 1942, les Allemands firent leur entrée à Marseille, Mme Séferis s'enfuit une nouvelle fois et vint se réfugier avec ses filles chez Henri Guigue et sa femme Claire. Accueillis avec chaleur par le couple et son fils Pierre, les Séferis restèrent cachés à la ferme jusqu'à la fin du mois d'août 1944. Quand le danger s’intensifiait du fait d'une vague d'arrestations dans la région, ils partaient se réfugier dans une maison abandonnée hors de la ville. Lorsque leurs économies furent épuisées, Henri Guigue procura de faux papiers à Paulette, l'aînée des filles, âgée de vingt ans, et lui trouva un emploi de secrétaire dans une usine. Elle y travailla jusqu'à la Libération. Tout au long de cette période, les trois membres de la famille Guigue prodiguèrent réconfort, conseils et assistance aux Séféris, toujours hébergés sous leur toit.

Le 20 juin 1990, Yad Vashem a décerné à Henri Guigue, son épouse Claire et son fils Pierre, le titre de Juste parmi les Nations.

 

Claire & Henri Guigue en 1947