Bouteilly Lydie

Bouteilly Jean

Année de nomination : 1990      Dossier n° 4659 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Lydie Bouteilly
Date de naissance :
Profession : Directrice d'un pensionnat
Particularité : Information non disponible

M. Jean Bouteilly
Date de naissance :
Profession : Directeur d'un pensionnat
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Montlhéry
Département : Essonne
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Céline Gelbart (née Kajler)

Mme Simone Zider (née Kajler)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Jean Bouteilly, sa femme Lydie et son frère dirigeaient un pensionnat privé à Monthléry près de Paris. En 1942 Madame Kajler, juive polonaise de trente-deux ans, qui vivait à Paris avec son mari et ses deux petites filles, arriva à Monthléry. Son mari venait d'être arrêté, puis déporté, et elle se retrouvait sans ressources. A Monthléry, sur les recommandations d'un ami, elle s'adressa au pensionnat. Jean et Lydie Bouteilly l'écoutèrent avec sympathie, lui offrirent du travail comme femme de ménage et assurèrent son logement et celui de ses filles. Pourtant, par suite des fréquents contrôles allemands, aider des Juifs était particulièrement dangereux. Par précaution, Madame Kajler et ses filles allaient à la messe tous les dimanches, bien que tout le monde sache qu'elles étaient juives. Chaque fois que la jeune femme perdait courage, les Bouteilly lui remontaient le moral et lui disaient qu'elle devait croire au retour de son mari. A la fin de l'Occupation, ils l'autorisèrent à rester encore au pensionnat et lui prêtèrent de l'argent pour qu'elle puisse tenir jusqu'à son retour à Paris. La famille Kajler fut l’une des six familles sauvées par les Bouteilly. Elle n'oublia jamais la gentillesse de ses sauveurs et resta en relations avec eux longtemps après la guerre. Jean Bouteilly devait déclarer qu'il avait été mû par la profonde conviction que sauver des enfants était une obligation humaine, et qu'il ne méritait donc ni gloire ni honneur, toutes choses revenant à d'autres qui avaient sauvé des vies sans qu'on le sache.

Le 31 mai 1990, Yad Vashem a décerné à Jean et Lydie Bouteilly le titre de Juste des Nations.