Bastian André

Bastian Suzanne

Boclet Suzanne

Année de nomination : 1990      Dossier n° 4747 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. André Bastian
Date de naissance :
Profession : Propriétaire d'une fabrique de placards
Particularité : Information non disponible

Mme Suzanne Bastian (née Boclet)
Date de naissance : 25/08/1922
Profession : Secrétaire dans une fabrique de meubles, propriétaire d'une fabrique de placards
Particularité : Information non disponible

Mme Suzanne Boclet
Date de naissance :
Profession : Propriétaire d'une fabrique de placards
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Betty Berz (née Sagal)

M. Boris Sagal

Mme Maris Sagal (née Mostkova)

Mme Rachel Madeleine Silberman (née Sagal)

Lieux de mémoire

Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

La famille Segal, des réfugiés juifs qui vivaient à Paris, fut prévenue de la grande rafle du 16 juillet 1942 peu de temps avant son déclenchement. Conscients du danger, ils cherchèrent en catastrophe une cachette et firent appel à Suzanne Boclet, qui avait été secrétaire dans la fabrique de meubles de M. Segal. Malgré les grands risques qu'elle courait, Suzanne donna asile aux Segal dans un grenier secret, dissimulé dans la fabrique de placards qu'elle possédait avec sa mère, Mme Boclet. Personne ne fut mis au courant. Lorsque Suzanne se fiança avec André Bastian, elle lui révéla le secret et il accepta de participer à l'opération de sauvetage, malgré le danger. La famille Segal, qui comptait quatre personnes - le père, la mère et les deux filles âgées de onze et seize ans - resta cachée pendant deux longues années dans le grenier de la fabrique Boclet. Le récit de la façon dont ils ont survécu rappelle les descriptions faites par Anne Frank dans son journal. Les Segal se débrouillaient seuls la plupart du temps, mais quand la situation était particulièrement dangereuse, Suzanne cueillait des légumes dans son jardin et montait au grenier des paniers de provision bien remplis. Des liens d'amitié étroits se tissèrent entre les réfugiés et leurs sauveurs; ils restèrent en contact pendant de nombreuses années après la guerre. On apprit plus tard que les Bastian avaient aussi aidé une famille de Juifs turcs pendant l'Occupation. Leurs actions courageuses avaient été motivées par des considérations humanitaires et avaient été entreprises sans aucune contrepartie matérielle.

Le 1er octobre 1990, Yad Vashem a décerné à Suzanne Bastian, sa mère Madame Boclet et son mari André Bastian, le titre de Juste des Nations.