Doll Louise

Doll Paul

Année de nomination : 1991      Dossier n° 4818 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Louise Doll
Date de naissance :
Profession : Mère de 1 enfant
Particularité : Information non disponible

M. Paul Doll
Date de naissance :
Date de décès : 1980
Profession : Magistrat, juge d'instruction
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Grenoble
Département : Isère
Région : Rhône-Alpes
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. Claude Lévi

M. François Lévi

Mme Nicole Vallée (née Lévi)

Lieux de mémoire

Allée des "Justes parmi les Nations" à Grenoble
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

En 1940, Paul-Julien Doll vivait à Grenoble avec sa femme Louise et leur petit garçon. Dans le même immeuble habitait la famille Lévi - le père, la mère et leurs trois enfants, Claude, Nicole et François - qui s’étaient enfuis de Paris. Avec la promulgation de la législation anti-juive de Vichy, l’intensification à l’été 1942 des arrestations puis l’occupation de la zone libre, la situ ation des Juifs dans le sud de la France devint de plus en plus périlleuse. Paul-Julien Doll était juge, et apprit que la police française s'apprêtait à déclencher une vague d'arrestations. Il prévint les Lévi et se déclara prêt à les cacher chez lui, de sorte que quand la police frappa à leur porte, elle ne trouva personne. Ensuite, le juge procura de faux papiers aux cinq membres de la famille. Si les autorités d'occupation avaient découvert que le magistrat et sa femme venaient en aide à des Juifs, Paul-Julien aurait pour le moins perdu son poste. A peu près un an plus tard, il fut nommé juge d'instruction à Vesoul en Haute-Saône et partit s'y installer. La famille Lévi chercha alors de nouveaux abris et se dispersa. Nicole fut accueillie par la famille de Lacheisserie (q.v) dans le Dauphiné. En janvier 1944, les conditions de vie dans cette région devinrent périlleuses, car les forces allemandes exerçaient des représailles contre le maquis. Paul-Julien et Louise Doll, qui étaient restés en contact avec les Lévi, comprirent que Nicole était en danger. Le juge la convoqua dans son bureau à Vesoul, lui donna de nouveaux papiers et l'hébergea chez lui pendant près de six mois, jusqu'à la Libération en août. Par ailleurs, le magistrat fit remettre en liberté un certain nombre de Juifs qui n'avaient pas la nationalité française et qui allaient être livrés à la Gestapo. Son intervention leur sauva la vie. Ce fut notamment le cas de la famille Constantinovsky.

Le 11 février 1991, Yad Vashem a décerné à Paul-Julien et Louise Doll le titre de Juste parmi les Nations.