Pagès Marguerite

Année de nomination : 1991      Dossier n° 4826 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Marguerite Pagès (née Hugel)
Date de naissance : 06/08/1912
Date de décès : 13/01/2011
Profession : Institutrice à l'école du village
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Essey-et-Maizerais
Département : Meurthe-et-Moselle
Région : Lorraine
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Monique Gincig (née Lustig)

Mme Régina Goldman (née Lustig)

Mme Lily Redner (née Lustig)

Mme Ginette Rosenblum (née Lustig)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

La famille Lustig habitait Nancy. Les parents étaient des Juifs étrangers mais leurs quatre filles, nées en France, étaient de nationalité française. Pendant l'Occupation, les Lustig se réfugièrent à Pont-à-Mousson dans l’espoir d'échapper à la déportation. Mais le 19 juillet 1942, les gendarmes français procédèrent à l'arrestation massive des Juifs étrangers de la région. Comme les autres victimes, Monsieur et Madame Lustig furent livrés aux Allemands qui les déportèrent. Les quatre soeurs se retrouvèrent seules au monde. Une amie française de la famille vint s'installer chez elles pour s'en occuper. Mais, au mois de mars 1944, l'officier qui avait arrêté leurs parents deux ans plus tôt vint à leur domicile les prévenir qu'une grande rafle des Juifs était imminente et leur conseilla de se cacher immédiatement. Elles vécurent un certain temps chez Marie Grosse (q.v.), puis celle-ci les envoya au village voisin d’Essey-les-Maizerais où elles furent hébergées par Marguerite Pagès. Institutrice à l'école du village, la jeune femme avait accepté de s'occuper des fillettes à la demande du père Roger Ledain (q.v.), qui dirigeait le réseau local de la Résistance. Toutefois, elles ne pouvaient rester toutes les quatre à son domicile. Le prêtre leur trouva de nouvelles cachettes, en changeant chaque fois que le danger menaçait : c'est ainsi que Lili connut sept familles d'accueil en trois mois. Marguerite Pagès garda auprès d’elle la plus jeune soeur, Monique, jusqu'à la Libération. L'institutrice ne chercha jamais la moindre contrepartie pour sa généreuse conduite, qui aurait pu lui coûter la vie : dans ce petit village où tout le monde se connaissait, elle risquait d'être dénoncée à tout moment.

Le 2 janvier 1991, Yad Vashem a décerné à Marguerite Pagès le titre de Juste parmi les Nations.