Sentou Yvette

Sentou Fernand

Année de nomination : 1991      Dossier n° 4828 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Yvette Sentou (née Dufreche)
Date de naissance : 01/12/1894
Date de décès : 23/03/1952
Profession : Information non disponible
Particularité : Information non disponible

M. Fernand Sentou
Date de naissance : 24/03/1892
Date de décès : 09/10/1974
Profession : Maire
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Cazaubon
Département : Gers
Région : Midi-Pyrénées
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Hannelore Haguenaer (née Trautmann)

Mme Renée Karl (née Stein)

Lieux de mémoire

Plaque des Justes parmi les Nations à Cazaubon
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

En octobre 1940, Hannelore Trautman, jeune Juive allemande de dix-sept ans, originaire de Karlsruhe, fut internée avec ses parents et son jeune frère au camp de Gurs dans les Pyrénées. Par la suite, la famille fut transférée au camp de Rivesaltes près de la frontière espagnole. Hannelore, son frère et son amie Renée Stein furent libérés au bout de vingt mois grâce à l'organisation juive OSE. Ils furent envoyés dans une ferme-école à Charry, près de Moissac, sous les auspices des Eclaireurs Israélites de France. C'est là qu'ils apprirent que leurs parents avaient été déportés vers les camps de l'est. Quelques mois plus tard, ils furent avertis d'une descente prochaine de la gendarmerie locale et s'enfuirent dans la forêt voisine. Ils y passèrent plusieurs semaines, exposés au froid et à la pluie, avant de trouver refuge au Château de Bègue à Cazaubon (Gers). L'établissement, placé sous le patronage de l'Amitié Chrétienne, accueillait de jeunes juifs extraits des camps français. En décembre 1943 le directeur, Victor Vermont-Glasberg, fut arrêté et les trois jeunes durent prendre une nouvelle fois la fuite. Ils furent hébergés provisoirement par Fernand Sentou, maire de Cazaubon, qui leur fournit de faux papiers d'identité grâce auxquels ils purent trouver un logis moins dangereux. Fernand et Yvette Sentou avaient pris de grands risques en donnant asile aux jeunes fugitifs alors que la région fourmillait d'Allemands et de mouchards et que les contrôles-surprise se multipliaient.

Le 2 janvier 1991, Yad Vashem a décerné à Fernand et à Yvette Sentou le titre de Juste parmi les Nations.