Androulakis Catherine

Année de nomination : 1991      Dossier n° 4965 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Catherine Androulakis
Date de naissance : 21/05/1907
Profession : Information non disponible
Particularité : Oigine grecque

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. André Itic

M. Itic

Mme Eti Starosta (née Alter)

Lieux de mémoire

Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Cette jeune femme d'origine grecque ouvrit son foyer à une jeune couturière juive et ses deux neveux, restés seuls durant l'occupation. En 1943, Catherine Androulakis, alors âgée d'une trentaine d'années, vivait avec son mari dans un petit appartement dans le dixième arrondissement à Paris. Elle faisait faire ses robes par Eti Starosta, une couturière dont le mari, mobilisé, avait été fait prisonnier de guerre par les Allemands. Dans la nuit du 18 mars 1943, des Allemands accompagnés par des policiers français se présentèrent au 76 de la rue Diderot. Arrivés à l'appartement de la famille Itic, ils arrêtèrent le père, Michel, et la mère, Suzanne, sœur d'Eti Starosta. Toutefois, sensibles aux supplications de la maman et mus par un sentiment de compassion, les gendarmes ne prirent pas les deux enfants, deux adolescents de 13 et 15 ans.

Eti Starosta habitait le même immeuble. Son nom figurait aussi sur la liste des Juifs à arrêter cette nuit là pour être déportés. Lorsque les policiers frappèrent à sa porte, elle se tint coite, attendant avec terreur ce qui allait se produire. Elle eut de la chance; ils passèrent leur chemin. Toutefois elle apprit qu'ils avaient interrogé le concierge et qu'ils comptaient bien revenir le lendemain. Eti courut à l'appartement de sa sœur et demanda à son neveu d'aller prévenir son amie française, Catherine Androulakis. Catherine vint immédiatement, dit aux garçons ce qu'il fallait faire et emmena Eti chez elle, lui permettant ainsi de ne pas être arrêtée le lendemain. La jeune couturière resta un mois durant dans le minuscule appartement des Androulakis, dormant avec eux dans le lit unique. Catherine trouva à Eti des clients parmi ses connaissances. Lorsque couture et confection lui eurent assuré un petit pécule, Catherine Androulakis lui procura un petit appartement. Elle réussit à obtenir une fausse carte d'identité auprès d'un ami grec, un docteur connu et respecté. Eti Starosta pouvait ainsi circuler librement dans Paris. Vint le jour où les deux femmes entendirent courir le bruit que les deux neveux d'Eti étaient sur le point d'être arrêtés. Catherine Androulakis alla les chercher et les conduisit chez elle. Puis, l'appartement étant trop petit, elle réussit à placer le plus jeune dans une institution pour enfants; tandis que l'aîné fut recueilli par sa tante Eti, partageant son nouvel appartement. Catherine et Eti devinrent de grandes amies.

Le 25 septembre 1991, Yad Vashem a décerné  àCatherine Androulakis le titre de Juste des Nations.