Bonneau Alain

Année de nomination : 1993      Dossier n° 5825B -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Alain Bonneau
Date de naissance : 26/09/1900
Profession : Gendarme, chef de brigade
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Chauvigny
Département : Vienne
Région : Poitou-Charente
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 6 mars 1994
Lieu : Mairie de Chauvigny (86300)

Personnes sauvées

M. Louis Bloch

M. Max Bloch

M. Léon Bloch

M. David Bloch

M. Jacques Bloch

Mme Augustine Lévy

M. Joseph Lévy

M. René Lévy

Mme Léonie Lévy

M. Armand Salomon

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

A la déclaration de la guerre, en septembre 1939, la communauté juive de Bouzonville(Moselle), située à la frontière allemande, fut évacuée vers Chauvigny (Vienne). 
Les soixante quinze réfugiés Juifs allèrent s’inscrire à la mairie et la mention « juif » fut apposée sur leur carte d’identité. 
Ils furent accueillis chaleureusement, trouvèrent du travail et un local mis à leur disposition pour servir de synagogue. Ils ne furent pas inquiétées jusqu’en mai 1944

Lorsque les troupes allemandes arrivèrent à Chauvigny, les autorités municipales et la gendarmerie reçurent l’ordre de rassembler tous les Juifs, en vue de leur déportation. 

Le maire, Jacques Toulat détruisit les registres de la mairie, et ensemble avec le commandant de la gendarmerie, Alphée Bonnaud ils conjuguèrent leurs efforts pour sauver les juifs de Chauvigny
La veille du rassemblement, Alphée Bonnaud, assisté de Camille Thibault, le maréchal des logis-chef à Pleumartin, tous deux en civil, allèrent de porte en porte, donner l’alerte. Les Juifs quittèrent la ville, échappant ainsi à l’arrestation et à une mort probable. En effet, et quand les miliciens arrivent, ils ne peuvent procéder aux interpellations.

Alphée BonnaudCamille Thibault et Jacques Toulat ont ainsi sauvé la vie des soixante quinze Juifs de Chauvigny.

M. Alain Bonneau a été décoré de la médaille des Justes à la place de M. Alphée Bonnaud. Une homonymie a été la cause de l’erreur d’attribution. C’est le petit-fils d’Alphée, M. Jean-Luc Sevaux qui s’est aperçu de l’erreur en 2000. Grâce à lui, son grand-père s’est vu remettre la médaille des Justes à titre posthume. Il lui rendit hommage par ces termes : "à quelqu’un qui a porté haut les valeurs de la gendarmerie ; un homme viscéralement humaniste qui a su prendre ses responsabilités alors que beaucoup de gendarmes obéissaient aux ordres de Vichy".