Erath Jeanne

Naville Thérèse

Année de nomination : 1995      Dossier n° 6672 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Jeanne Erath
Date de naissance :
Profession : Directrice et propriétaire d'un home d'enfants
Particularité : Catholique

Mme Thérèse Naville
Date de naissance : 1895
Date de décès : 1992
Profession : Directrice et propriétaire d'un home d'enfants "La Vallonnière"
Particularité : Catholique

Localisation

Localite : Soucieu-en-Jarrest
Département : Rhône
Région : Rhône-Alpes
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. Georges Lazard

M. Gilbert Lazard

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

La famille Lazard fut évacuée de Strasbourg en septembre 1939 comme l'ensemble de la population de la ville. Après avoir longuement erré en quête d'asile, les Lazard s'arrêtèrent à Villeurbanne où, prenant le nom de Lefebvre pour dissimuler leur origine, ils trouvèrent logement et travail. Mais au début de 1943 la situation des Juifs devint critique. Toute la France était désormais occupée. De nombreux Juifs de Lyon et de Villeurbanne furent arrêtés, dont plusieurs amis des Lazard. Ils cherchèrent à mettre en sécurité leurs deux fils, Georges, huit ans, et Gilbert, trois ans. Ils s'adressèrent d'abord à un établissement situé dans les Alpes mais le médecin qui le dirigeait refusa d'accepter la responsabilité de cacher des enfants juifs. Un ami pharmacien leur recommanda un orphelinat de Soucieu-en-Jarez (Rhône) tenu par Thérèse Naville et sa soeur, Jeanne Erath. Thérèse, âgée d'une quarantaine d'années, était catholique pratiquante et son établissement s'adressait à des enfants catholiques. Elle accepta pourtant les deux petits, les accueillit avec chaleur et promit de garder leur secret. Les deux soeurs traitèrent les deux garçons avec une particulière sollicitude : plus d'une fois Thérèse vint consoler Georges quand il pleurait la nuit; elle laissait parfois Gilbert rester avec elle dans la cuisine pour que l'enfant ne se sente pas seul. Tous deux l'appelaient "Mamie". Les deux soeurs étaient seules à connaître la véritable identité des enfants qui récitaient leurs prières avec les autres le soir et étudiaient le catéchisme. Après la guerre les deux enfants restèrent en relation pendant de longues années avec les deux femmes qui les avaient sauvés.

Le 13 juin 1995, Yad Vashem a décerné à Thérèse Naville et à sa soeur Jeanne Erath, le titre de Juste parmi les Nations.