Fournier Joseph

Année de nomination : 1995      Dossier n° 6755A -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Joseph Fournier
Date de naissance : 1921
Profession : Commerçant d'épicerie en gros (entreprise familiale), 19 ans
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Viry
Département : Haute-Savoie
Région : Rhône-Alpes
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Information non disponible

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Joseph Fournier vivait à Viry, en Haute-Savoie, à cinq kilomètres environ de la frontière suisse. Sa famille possédait un commerce d'épicerie en gros et un camion pour les livraisons. Le jeune homme, qui avait dix-neuf ans au début de l'Occupation, fit de la Résistance, ainsi que son frère. Il se porta notamment volontaire pour aider des groupes d'enfants juifs à passer illégalement en Suisse. Il travaillait avec Emile Barras (q.v), qui connaissait bien la frontière. Les groupes d'enfants, encadrés par les organisations clandestines des Eclaireurs Israélites de France et du Mouvement de la jeunesse sioniste, descendaient à la gare d'Annemasse. Le 31 mai 1944, 32 enfants âgés de 3 à 18 ans arrivèrent ainsi de Limoges accompagnés par Marianne Cohn. Sur ses instructions, ils prirent place dans le camion de Joseph Fournier, qui les attendait près de la gare pour les conduire au point de rendez-vous, à l'entrée de Viry. Là, Emile Barras devait les prendre en charge et leur faire passer la frontière à pied. Une patrouille de garde-frontières allemands interscepta le camion. Refusant les explications de Joseph Fournier sur la présence des enfants, elle l'arrêta avec les enfants et Marianne Cohn, les ramena tous à Annemasse pour les incarcérer dans une prison de la Gestapo. Joseph Fournier fut torturé pendant trois semaines, et ne dut son salut qu'à l'intervention de membres de son réseau, qui réussirent à faire pression sur un officier de police de la ville voisine de St-Julien. Celui-ci le fit remettre en liberté. Marianne Cohn fut assassinée par la milice française; les enfants furent sauvés grâce au maire d'Annemasse, Jean Deffaugt (q.v).

Le 10 septembre 1995, Yad Vashem a décerné à Joseph Fournier le titre de Juste parmi les Nations.