Thibout Abel

Thibout Mélanie

Thibout Marthe

Année de nomination : 1996      Dossier n° 6956 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Abel Thibout
Date de naissance :
Date de décès : 1989
Profession : Retraité de la SNCF
Particularité : Information non disponible

Mme Mélanie Thibout
Date de naissance : 12/05/1930
Date de décès : 1975
Profession : Information non disponible
Particularité : Information non disponible

Mlle Marthe Thibout
Date de naissance : 12/05/1930
Profession : 13 ans
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 1 février 1998
Lieu : Espace Rachi Paris (75005)

Personnes sauvées

M. Jojo Fineltain

M. Ludwig Finkeielsztajn

M. Szmul Finkeielsztajn

Mme Bajla Finkeielsztajn (née Strawczynska)

Lieux de mémoire

Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Abel Thibout, retraité de la SNCF et un chrétien animé d’une profonde foi religieuse, résidait à Paris dans le 11ème arrondissement, non loin du domicile de sa belle-sœur Mélanie Thibout. Ce quartier était systématiquement ratissé par la police à la recherche de Juifs. Au printemps 1942, Abel Thibout recueillit chez lui une famille de réfugiés de Pologne, Szmul Finkielsztajn, sa femme Bella et leurs bambins Loulou, 3 ans, et Jojo, 2 ans. La fille de Mélanie, Marthe, 13 ans, allait faire le guet dans l’avenue Philippe Auguste pour signaler une éventuelle rafle et inspectait la bouche du métro voir s’il y avait un contrôle policier. Plus d’une fois, elle donna l’alerte. Par mesure de sécurité, Bella et ses petits furent ensuite cachés chez Mélanie Thibout. Marthe a confié dans ses souvenirs : "Vous étiez des Juifs polonais très pauvres. [Jojo] dormait dans une caisse à oranges. Vous ne parliez pas français". Abel Thibout organisa sans tarder le passage en zone sud des deux bambins, les accompagnant en train jusqu'à Lyon. Ensuite, ce fut le tour de leur maman, Bella, qui arriva à Lyon vêtue d’un bleu d’ouvrier, après avoir voyagé dans la cabine de chauffe du conducteur de la locomotive. Quant à Szmul son mari, il fut caché par les Thibout jusqu'à la Libération. Mélanie a donné abri à d’autres Juifs encore, pendant les périodes critiques que sa fille Marthe prévoyait grâce à son observation de l’activité des policiers.

Le 18 avril 1996, Yad Vashem a décerné à Abel Thibout, à Mélanie Thibout et sa fille Marthe, le titre de Juste parmi les Nations.

 

Le témoignage

Ludwig FINKIELSZTAJN (puis FINELTAIN)  (né le 22/10/38), vit avec ses parents – originaires de Pologne -  et son petit frère (né le 21/4/40) à Paris, dans le 11è arrondissement. Monsieur Abel THIBOUT est un de leur voisin. C’est un retraité de la SNCF. Spontanément, lors des grandes rafles, il offre l’hospitalité à la famille FINKIELSZTAJN. Les autres membres de sa famille, tour à tour, leur offrent refuge et cachette.

Puis, Abel THIBOUT organise la fuite des enfants en zone sud en les faisant passer pour ses propres enfants ou neveux. Et il a également facilité l’évasion de la mère de famille, qui a franchi la ligne de démarcation dans la cabine de chauffe du conducteur de la locomotive, revêtue d’un bleu d’ouvrier.

Mélanie THIBOUT a également hébergé d’autres familles juives. Sa fille Marthe (13 ans) était chargée de descendre dans le métro pour vérifier les éventuels contrôles policiers.

Le 18 avril 1996,  l’Institut YAD VASHEM a décerné la Médaille des Justes parmi les Nations à ABEL, MELANIE & MARTHE THIBOUT.