Roulleau Yvette

Roulleau Maurice

Année de nomination : 1996      Dossier n° 7131 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mlle Yvette Roulleau
Date de naissance :
Profession : Institutrice
Particularité : Information non disponible

M. Maurice Roulleau
Date de naissance : 1913
Profession : Instituteur
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Nailloux
Département : Haute-Garonne
Région : Midi-Pyrénées
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

Mme Tsipora Even Zahav (née Weinrib)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Maurice Roulleau et sa soeur Yvette, des enseignants âgés d'une trentaine d'années, habitaient à Naillons (Haute-Garonne), non loin de Toulouse, avec leurs parents. En mai 1940, la famille Weinrib, qui avait fui Bruxelles à l'approche des Allemands, arriva à Toulouse, où elle vécut relativement tranquillement pendant deux ans. Le 26 août 1942, la police française, obéissant aux ordres de Vichy, arrêta plusieurs milliers de Juifs étrangers, dont M. Weinrib, et les livra aux Allemands qui les déportèrent à Auschwitz. M. Weinrib y périt. Mme Weinrib trouva refuge dans un couvent; Paula, sa fille aînée, fut recueillie par une famille française à Toulouse tandis que la plus jeune, Fanny était confiée à Maurice et à Yvette Roulleau à Naillons. Elle vécut chez eux de la fin du mois d'août 1942 à la Libération, en août 1944. Toute la famille Roulleau s'attacha à la fillette, qui avait douze ans à son arrivée à Naillons; Maurice et Yvette la traitèrent comme une petite soeur. Dans son témoignage après la guerre. Fanny raconte que les Roulleau, qui n'étaient pas riches, refusèrent pourtant tout paiement pour son entretien. L'assistante sociale d'une organisation de sauvetage qui venait la voir de temps à autre eut du mal à les convaincre d'accepter une somme symbolique. Après la guerre, Fanny continua à correspondre avec son frère et sa soeur d'adoption. Dans une de ses lettres, Maurice écrivit "Nous nous sommes efforcés, dans la mesure de nos moyens, de lutter contre tant d'injustices. Vous étiez persécutés, vous méritiez notre aide : c'est pourquoi nous avons accueilli Fanny parmi nous. Soyez assurée, chère amie, que vous nous trouverez toujours à vos côtés si quelque iniquité vous menace."

Le 20 mai 1996, Yad Vashem a décerné à Maurice Roulleau et à sa soeur Yvette, le titre de Juste parmi les Nations.