Hammel André

Hammel Georgette

Année de nomination : 1996      Dossier n° 7293 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Pasteur André Hammel
Date de naissance : 09/05/1894
Date de décès : 06/12/1965
Profession : Pasteur de l'Eglise réformée de France, Médecin psychiatre Directeur d'un hôpiltal dans la forêt de Compiègne Maire
Particularité : Protestant

Mme Georgette Hammel (née Roustain)
Date de naissance :
Date de décès : 14/01/1943
Profession : Elle aidait son mari pour soigner les bléssés, mère de 5 enfants
Particularité : Protestante

Localisation

Localite : Saint-Jean-aux-Bois
Département : Oise
Région : Picardie
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 28 septembre 1997
Lieu : Conseil Economique et Social (75016) ()

Personnes sauvées

Mme Véronique Ben Jacob (née Rabinovitch)

Mme Nicole Kahn

Mme Tanya Metzel

M. Metzel

Mme Olga Rabinovitch (née Poliakov)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

André Hammel André Hammel était pasteur de l'Eglise réformée de France. Ce médecin avait été décoré pour sa conduite pendant la première guerre mondiale. Spécialisé en psychiatrie, il dirigeait "Béthanie", un petit hôpital dans la forêt de Compiègne (Oise). Il était également le maire de St-Jean aux Bois, le village dont dépendait son établissement. Pendant la période 1942-1944, il cacha à "Béthanie", pendant des périodes plus ou moins longues, onze Juifs que lui avait adressés un réseau protestant. Parmi ceux dont il a sauvé la vie se trouvaient Nicolas Kahn, Olga Poliakoff-Rabinovitch et sa fille Véronique (toutes deux arrivées au printemps 1944) ainsi que Tanya et Metzel Jossipovitch, un couple de Juifs polonais. Le docteur Hammel, qui les faisait passer pour des malades, leur donnait de faux noms et de faux papiers. Il s'occupait d'eux avec sollicitude et dévouement. En cas de danger - visite inopinée des Allemands, dont des unités étaient stationnées à proximité et qui venaient de temps en temps, ou bombardements - il cachait les fugitifs dans la cave. Georgette, sa femme, l'aidait à soigner les vrais malades et à s'occuper des réfugiés juifs. Elle mourut d'une crise d'asthme à 44 ans alors qu'elle s'apprêtait à prendre le train pour rendre visite à son fils Jean-Pierre, interné au Fort Montluc pour faits de Résistance. André Hammel se retrouva seul pour élever ses cinq enfants. Malgré ce lourd fardeau il n'abandonna pas son apostolat et continua à prendre soin de ses réfugiés juifs.

Le 27 août 1996, Yad Vashem a décerné au docteur André Hammel et à son épouse Georgette le titre de Juste parmi les Nations.