Fages Laurence

Année de nomination : 1997      Dossier n° 7665 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Laurence Fages
Date de naissance : 12/01/1908
Profession : Employée de Mairie
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 29 mars 1998
Lieu : Mairie de Saint-Cère (46400)

Personnes sauvées

Mme Liliane Assouly (née Szejnbaum)

Mme Rachel Grynszpan (née Szejnbaum)

Mme Rose Szejnbaum

M. Bernard Szejnbaum

Lieux de mémoire

Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Laurence Fages, employée de mairie dans le 19ème arrondissement de Paris, entretenait d'excellentes relations avec ses voisins juifs, les Szejnbaum. Le 15 juillet 1942, un policier vint secrètement prévenir ces derniers qu'une vaste rafle de Juifs allait se déclencher dans les prochaines heures. Laurence, au courant elle aussi, alla chercher ses voisins pour les amener chez elle. Malgré le danger qu'elle courait ainsi elle-même, et la difficulté qu'il y avait à garder quatre personnes dans son petit appartement, elle les cacha pendant quatre semaines et veilla sur eux avec sollicitude. Ils retournèrent ensuite dans leur domicile de la rue des Chaufourniers. L'immeuble était un ancien hôtel et chaque chambre avait un numéro. Les Szejnbaum occupaient deux pièces. Ils condamnèrent l'une des portes; Laurence Fages persuada la concierge, avec une bonne bouteille et une petite somme, de donner le numéro de la chambre condamnée à quiconque chercherait les Szejnbaum, particulièrement s’il s’agissait de policiers ou d’Allemands. Laurence Fages trouva un logement dans le même immeuble pour trois membres de la famille Szydlowicz, des parents des Szejnbaum. Dans son témoignage après la guerre, Rachel Szejnbaum, qui avait dix ans en 1942, déclare que tous les locataires savaient que des Juifs se cachaient là, notamment parce que, dans ce vieil immeuble, les toilettes se trouvaient sur le palier. Le risque de dénonciation était constant. Lorsque Mme Szejnbaum mit au monde une petite fille en 1943, ce fut Laurence qui fit le nécessaire pour qu’elle puisse accoucher à l’hôpital Lariboisère, et qui ensuite emmena le bébé en Normandie où elle avait trouvé une nourrice. Après la Libération, Les Szejnbaum restèrent longtemps liés avec Laurence Fages et venaient chaque année lui porter des fleurs le 16 juillet, en souvenir du jour où elle leur avait sauvé la vie en 1942.

Le 16 juin 1997, l'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Laurence Fages le titre de Juste parmi les Nations.

 

A gauche Laurence Fages pendant la guerre Laurence Fages dans sa jeunesse