Lave Catherine

Année de nomination : 1998      Dossier n° 8258 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Catherine Lave (née Wolff)
Date de naissance : 05/08/1888
Date de décès : 14/05/1950
Profession : Exploitante d'un atelier de Lingerie
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Paris
Département : Paris
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 18 octobre 1999
Lieu : Mairie du XVIIIème ardt Paris ()

Personnes sauvées

M. Hillel Frydman

Mme Elise Frydman

Mme Fernande Frydman

Mme Suzanne Frydman

Mme Madeleine Meyer (née Peltin)

Mme Hélène Peltin

M. Joseph Peltin

Mme Régina Peltin

Mme Chana Rajman

M. Simon Rajman

M. Marcel Rajman

Mme Charlotte Zylberstajn

Lieux de mémoire

Le parcours sonore des Justes de Paris
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Catherine Lave, veuve et mère de quatre filles, avait une briquetterie sise rue des Immeubles Industriels à Paris dans le 11ème arrondissement, où habitaient beaucoup de juifs originaires d'Europe orientale. Le 15 juillet 1942, le bruit se répandit que des arrestations massives de Juifs étaient prévues pour le lendemain à l'aube. Catherine donna asile à plusieurs Juifs dans l'appartement où elle vivait avec Odette, sa plus jeune fille, âgée de dix-sept ans. Tout le monde était persuadé que seuls les hommes seraient arrêtés, comme cela avait été le cas dans le passé; aussi Catherine hébergea-t-elle Hillel Frydman (voisin de son atelier), son beau-frère Joseph Peltin et ses neveux. Marcel et Simon Rajman. Le lendemain, lorsqu'il devint évident que la police arrêtait des familles entières à Paris et dans ses environs, Catherine cacha aussi les épouses et les filles des hommes qu’elle habritait. Faute de place, elle logea certaines dans son atelier. Après la rafle, quelques uns des réfugiés rentrèrent chez eux, d'autres allèrent se cacher ailleurs, tandis que certains ralliaient le "2ème détachement", une unité juive des FTP-MOI opérant sous les auspices du parti communiste clandestin. Marcel Rajman, 18 ans, et son frère Simon, 15 ans, furent capturés. Simon fut déporté à Buchenwald, mais survécut. Marcel et 22 autres résistants, pour la plupart juifs, appartenant au groupe dit "Manouchian" du nom du poéte arménien accusé d'en être le chef, tragiques héros d'un procès à grand spectacle, furent tous condamnés à la peine capitale et exécutés le 23 février 1944. Tentant de les présenter comme des « criminels étrangers », les Allemands avaient couvert Paris de la fameuse "Affiche rouge" portant la photo et le nom de dix des accusés avec mention de leur lieu de naissance. Catherine Lave resta en contact avec les familles juives qu'elle avait protégées en juillet 1942. En novembre de la même année, accompagnée de sa fille Odette, elle escorta Suzanne Frydman, ses deux filles et ses deux nièces jusqu'à un village proche de Troyes (Aube) où une parente les accueillit et les hébergea jusqu'à la Libération.

Le 11 novembre 1998, l'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Catherine Lave le titre de Juste parmi les Nations.