Pillière Marie

Pillière Marius

Année de nomination : 1998      Dossier n° 8261 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Marie Pillière (née Rolhion)
Date de naissance : 14/09/1898
Date de décès : 28/11/1967
Profession : Exploitant agricole, mère de 4 enfants
Particularité : Information non disponible

M. Marius Pillière
Date de naissance : 17/05/1886
Date de décès : 30/03/1966
Profession : Exploitant agricole
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Vertolaye
Département : Puy-de-Dôme
Région : Auvergne
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 8 mai 2000
Lieu : Mairie de Vertolaye (63480)

Personnes sauvées

M. David-Mark Szyfer

Lieux de mémoire

Place de la liberté
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

PILLIERE Marius & Marie Marius et Marie Pillière exploitaient leur ferme de Lachamp, un hameau situé dans la commune de Vertolaye (Puy-de-Dôme). Deux de leurs quatre enfants, faits prisonniers par les Allemands, demeurèrent en captivité pendant toute la guerre tandis que les deux autres vivaient à la ferme. Le frère de Marie, Pierre Rolhion vivait dans une ferme voisine avec son épouse, Eugénie et leurs trois enfants.Elu maire du village, Pierre, conscient du fait que ses études avaient été brèves, préféra se contenter du titre de conseiller municipal. Au cours du printemps 1943, les Pillière hébergèrent David Szyfer, dix ans, tandis que la petite Martinette Kupfermunz, deux ans, était recueillie par les Rolhion. Leurs parents, des Juifs de Belgique, s'étaient enfuis en France à l'approche des Allemands et avaient été internés au camp de Rivesaltes. Les enfants en avaient été retirés grâce à une organisation juive, qui s'était chargée de les placer. Dans son témoignage après la guerre, David raconte que dès son arrivée chez les Pillière il s'était senti au paradis. Traité avec affection et chaleur, il fut même protégé par Marius des sévices d'un instituteur qui le gifflait souvent. Les Rolhion prodiguèrent leur affection à la petite Martinette. Ils étaient de fervents catholiques et firent de leur mieux pour dissimuler l’identité de leurs protégés. Le curé eut beau insister pour faire communier David, excellent élève en catéchisme, les Pillière refusèrent. Après la Libération les enfants eurent la chance de retrouver leurs parents, qui avaient survécu. David correspondit pendant de longues années avec ses sauveurs.

Le 11 novembre 1998, L'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Marius et Marie Pililère et à Pierre et Eugénie Rolhion, le titre de Juste parmi les Nations.

 

Marie Pillière Pierr. Eugène Rolhion Marius et Marie Pillière