Rolhion Pierre

Rolhion Eugénie

Année de nomination : 1998      Dossier n° 8261A -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Pierre Rolhion
Date de naissance : 25/08/1886
Date de décès : 04/04/1978
Profession : Cultivateur, employé municipal
Particularité : Information non disponible

Mme Eugénie Rolhion (née Dousson)
Date de naissance : 1894
Date de décès : 28/02/1977
Profession : Cultivatrice, mère de 3 enfants
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Vertolaye
Département : Puy-de-Dôme
Région : Auvergne
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 8 mai 2000
Lieu : Mairie de Vertolaye 63480 ()

Personnes sauvées

Mme Martinette Kupfermunz

Lieux de mémoire

Place de la liberté
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Pierre et Eugénie ROLHION Marius et Marie Pillière exploitaient leur ferme de Lachamp, un hameau situé dans la commune de Vertolaye (Puy-de-Dôme). Deux de leurs quatre enfants, faits prisonniers par les Allemands, demeurèrent en captivité pendant toute la guerre tandis que les deux autres vivaient à la ferme. La belle soeur de Marius, Eugénie, vivait dans une ferme voisine avec son mari, Pierre Rolhion, et leurs trois enfants. Elu maire du village, Pierre, conscient du fait que ses études avaient été brèves, préféra se contenter du titre de conseiller municipal. Au cours du printemps 1943, les Pillière hébergèrent David Szyfer, dix ans, tandis que la petite Martinette Kupfermunz, deux ans, était recueillie par les Rolhion. Leurs parents, des Juifs de Belgique, s'étaient enfuis en France à l'approche des Allemands et avaient été internés au camp de Rivesaltes. Les enfants en avaient été retirés grâce à une organisation juive, qui s'était chargée de les placer. Dans son témoignage après la guerre, David raconte que dès son arrivée chez les Pillière il s'était senti au paradis. Traité avec affection et chaleur, il fut même protégé par Marius des sévices d'un instituteur qui le gifflait souvent. Les Rolhion prodiguèrent leur affection à la petite Martinette. Ils étaient de fervents catholiques et firent de leur mieux pour dissimuler l’identité de leurs protégés. Le curé eut beau insister pour faire communier David, excellent élève en catéchisme, les Pillière refusèrent. Après la Libération les enfants eurent la chance de retrouver leurs parents, qui avaient survécu. David correspondit pendant de longues années avec ses sauveurs.

Le 11 novembre 1998, Yad Vashem a décerné à Marius et Marie Pililère et à Pierre et Eugénie Rolhion, le titre de Juste parmi les Nations.