Tzaut Paul

Tzaut Marguerite

Année de nomination : 1973      Dossier n° 828 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Paul Tzaut
Date de naissance : 1901
Profession : Engagé dans l'armée du Salut, directeur de la maison de retraite de l'?uvre à Tonneins
Particularité : Protestant

Mme Marguerite Tzaut
Date de naissance : 1902
Profession : Engagée dans l'armée du Salut, directrice de la maison de retraite de l'?uvre à Tonneins
Particularité : Protestante

Localisation

Localite : Tonneins
Département : Lot-et-Garonne
Région : Aquitaine
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 20 juillet 1976
Lieu : Yad Vashem Jérusalem ()

Personnes sauvées

M. Paul Gunzburg

Mme Else Gunzburg

M. Léon Hercok

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Paul et Marguerite Tzaut s'engagèrent dans l'Armée du salut en 1921; ils avaient alors à peine vingt ans. En mai 1942, ils furent nommés directeurs de la maison de retraite de l'oeuvre à Tonneins (Lot-et-Garonne), dont les pensionnaires payaient une somme modique pour leur entretien. A partir de l'été 1942, les Tzaut commencèrent à admettre aussi des Juifs afin de leur sauver la vie. Ce fut le cas des Hercok, un couple d'une trentaine d'années, des immigrés de Pologne, qui s'étaient enfuis de Lille pour chercher refuge au sud. Lorsqu'ils se présentèrent à la maison de retraite pour y demander asile, les Tzaut furent perplexes : ces réfugiés étaient trop jeunes pour être admis comme pensionnaires. Ils finirent par les embaucher. Mme Hercok fut employée à la cuisine tandis que son mari s'occupait du jardin et de la volaille ainsi que de la vache de l'établissement. Paul et Else Gunzburg, autre couple juif d'une quarantaine d'années, donc eux aussi trop jeunes pour être admis, se cachèrent dans la maison de retraite de la mi-1943 à la Libération en août 1944, en y effectuant divers travaux. Ils avaient quitté leur Allemagne natale en 1933 et n'avaient pas obtenu la nationalité française. Les Tzaut étaient parfaitement conscients du risque qu'ils prenaient, d'autant qu'une école de police se trouvait à proximité et que les cadets pouvaient se présenter chez eux à tout moment. Ils traitèrent les réfugiés avec bonté, leur fournirent de faux papiers et des cartes d'alimentation et ne demandèrent qu'une somme modeste pour leur entretien. Après la guerre, ils restèrent en contact avec ceux qu'ils avaient sauvés de longues années durant.

Le 10 juillet 1973, Yad Vashem a décerné à Paul et Marguerite Tzaut le titre de Juste parmi les Nations.