Derenne Louis

Année de nomination : 1999      Dossier n° 8375 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Louis Derenne
Date de naissance : 17/12/1892
Date de décès : 08/11/1956
Profession : Directeur de l'école communnale de garçons, instituteur de la classe du certificat d'étude
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Landivy
Département : Mayenne
Région : Pays-de-La-Loire
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 15 juin 2000
Lieu : Landivy ()

Personnes sauvées

M. Georges Gutman

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Directeur de l’école communale de garçons de Landivy (Mayenne), Louis Derennes était aussi l’instituteur de la classe du certificat d’études. D’assez nombreuses familles de ce village des pays de la Loire prenaient en nourrice des enfants, pour la plupart d’âge scolaire, qui venaient de la capitale et de sa périphérie. Deux assistantes sociales parisiennes, Madame Mounier et Mademoiselle Laborde, s’occupaient pendant l’occupation de ces placements et convoyaient les enfants. Le seul registre de l’école de garçons indique la présence dans ses classes, entre 1940 et 1944, de 68 de ces enfants. Parmi eux, plus de 20 étaient des garçonnets juifs et Louis Derennes veillait attentivement à leur sécurité. En juin 1944, la Kommandantur de Laval interrogea le directeur d’école à propos de la présence d’élèves juifs dans son établissement. L’un de ceux-ci, Georges Gutman, 13 ans, recueilli à Landivy par la famille Chevris (q.v.), en a conservé le souvenir suivant : "Le directeur m’isola de mes camarades pendant une récréation et m’informa. J’eus peur, mais je répondis : Je pense qu’il n’y a pas d’élèves juifs à l’école, Monsieur Derennes. Il me répondit : évidemment, il n’y en a pas. Mais si tu en connaissais, dis-leur de ne plus venir à l’école". Pour expliquer son absence et celle de ses camarades juifs sans pour autant divulguer leur identité juive, Georges imagina de raconter que M. Derennes lui avait dit que les élèves pouvaient "rester dans les fermes pour aider à rentrer les foins". Il prévint évidemment ses camarades juifs de ne pas se rendre à l’école. Puis ce fut les grandes vacances et enfin la Libération.

Le 17 février 1999, Yad Vashem a décerné à Louis Derennes le titre de Juste des Nations.