Callini Calixte

Callini Catherine

Callini Maria

Année de nomination : 2000      Dossier n° 8821 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Calixte Callini
Date de naissance : 16/04/1899
Date de décès : 29/01/1984
Profession : Cultivateur
Particularité : Information non disponible

Mlle Catherine Callini (née épouse Muncey)
Date de naissance : 06/09/1929
Profession : Sans
Particularité : Information non disponible

Mme Maria Callini (née Grasso)
Date de naissance : 05/06/1904
Date de décès : 16/04/1992
Profession : Cultivatrice
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Antibes
Département : Alpes-Maritimes
Région : Provence-Alpes-Côte-D'Azur
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 31 mai 2001
Lieu : Juan-les-Pins ()

Personnes sauvées

M. Herbert Gottschalk

M. Charles Gottschalk

Mme Martha Gottschalk

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Maria et Calixte Callini, étaient originaires d’Italie et exploitaient une petite propriété agricole, située dans les faubourgs de Juan-les-Pins/Antibes (Alpes-Maritimes). Herbert Gottschalk, sa femme et leur fils Charles de 6 ans, avaient fui la Belgique au moment de l’invasion allemande en 1940. Réfugiés à Juan-les-Pins, ils y vécurent en location dans un hôtel meublé, jusqu’en septembre 1943. Dans les Alpes-Maritimes, jusqu’à cette date sous occupation italienne, les Juifs jouissaient d’une protection relative. Le drame de la famille commença après l’invasion allemande quand les autorités procédèrent à l’arrestation brutale des Juifs de la région, pris par surprise par le retournement soudain de la situation. Le 12 septembre 1943, les Allemands se présentèrent à l’appartement des Gottschalk pour les arrêter. Comme ils étaient absents à ce moment-là, ils échappèrent à la rafle. L’épicier du quartier, M. Tallone, avec lequel la famille entretenait de bonnes relations, réussit à les prévenir du danger et leur conseilla de ne pas retourner à leur appartement. C’est aussi M. Tallone qui recommanda la famille Gottschalk auprès du couple Callini qui vivait dans un appartement modeste. Malgré les difficultés, ils offrirent le gîte à la famille Gottschalk, du 12 septembre jusqu’en mars 1944, et au péril de leur vie les protégèrent de la déportation, sans demander de rémunération. La fille du couple, Catherine Callini accompagnait chaque jour Charles à l’école. Quand plus tard, pour des raisons de sécurité, il fut placé dans un home d’enfants à Cannes-La Bocca, elle allait le chercher à Cannes et l’y ramenait à vélo, chaque fin de semaine, pour qu’il puisse voir ses parents. Elle effectuait ces nombreux allers et retours, malgré les barrages fréquents des polices française et allemande, à la recherche de Juifs cachés. Menacée de dénonciation par un voisin, la famille Gottschalk partit s’installer à Châteauroux dans les Hautes-Alpes où ils restèrent jusqu’à la Libération.              

Le 18 avril 2000, Yad Vashem a décerné à Callini Calixte et Maria ainsi que leur fille Catherine le titre de Justes parmi les Nations.

 

Le témoignage

Le 12 septembre 1943 ,Charles GOTTSCHALK, âgé de six ans, et ses parents, réfugiés à Juan-Les-Pins, échappent à une rafle de la Gestapo.

Monsieur Tallone, épicier et ami des parents, les présente à Monsieur CALLINI qui les hébergea jusqu'en mars 1944, sans aucune contre-partie financière.

La propriété de la famille Callini était une exploitation agricole. Les parents ne sortaient pas de la journée et le petit Charles était présenté comme un cousin de Belgique .

Dans un premier temps, il fut inscrit dans une petite école privée et ensuite pour plus de sécurité dans un home d'enfants à Cannes La Bocca.

Toutes les fins de semaine Catherine Callini venait chercher Charles à vélo pour qu'il puisse voir ses parents chez les Callini.

Menacés par l'existence d'un voisin fasciste, la famille Gottschalk quitta les Callini, pour s'installer à Châteauroux-les-Alpes (Hautes Alpes) jusqu'à la Libération.

Les liens entre les deux familles et leurs enfants ont perduré avec estime et amitié.