Creston Marguerite

Année de nomination : 2000      Dossier n° 8917 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Marguerite Creston (née Fadat)
Date de naissance : 14/07/1891
Date de décès : 23/07/1983
Profession : Employée à la poste
Particularité : Résistante

Localisation

Localite : Nîmes
Département : Gard
Région : Languedoc-Roussillon
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 8 février 2001
Lieu : Mairie de Mandagout ()

Personnes sauvées

Mme Ezrati

M. Moïse Ezrati

M. Ezrati

M. Eric Furst

Mme Lydie Furst (née Kurz)

M. Kurt Glass

M. Michel Glass

Mme Gisèle Glass

Mme Eugénie Glass (née Kurz)

Lieux de mémoire

Stèle des Justes parmi les Nations à Nimes
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Marguerite Creston Marguerite Creston, employée des postes à la retraite, habitait un village isolé, Le Vigan (Gard). Protestante connue pour sa grande piété, elle était en relation avec des pasteurs qui lui adressaient des maquisards, des déserteurs ainsi que des fugitifs juifs, à la recherche d’une cachette. De ce fait, elle fut, à un stade précoce, impliquée dans la résistance des Cévennes, en particulier dans la création du Maquis des Corsaires. Au mois de janvier 1944, le pasteur Georges Gillier de Mandagout orienta vers sa demeure les familles Furst et Glass ainsi que leurs deux enfants, réfugiés juifs originaires d’Allemagne, menacés d’arrestation. Marguerite Creston les hébergea chez elle et ensuite mit à leur disposition une maison lui appartenant au hameau de la Planque, à Mandagout. Ils y restèrent jusqu’à la Libération. Eugénie Glass et son mari, tous deux comédiens révoqués de leur emploi depuis l’accession d’Hitler au pouvoir, s’étaient enfuis en France et, après maintes périgrinations, installés comme fermiers au hameau de Fenouillet, dans les Cévennes. Plus tard, Eugénie y fit venir sa sœur et son mari, les Furst. Le 5 janvier 1944, les deux couples furent avertis par la gendarmerie de la commune qu’ils étaient recherchés en vue d’un internement. Le commandant du poste avisa la Préfecture que les deux familles étaient parties sans laisser d’adresse. Le pasteur Olivès* du maquis d’Ardaillès, leur fit faire des faux papiers d’identité aux noms de Gautier et Forestier et des résistants les guidèrent, en pleine nuit, à travers les trois vallées à l’ouest de Fenouillet, jusqu’à la maison de Marguerite Creston. Grâce à sa générosité et son dévouement, les familles Glass et Furst furent sauvées de l’internement et de la déportation. Une autre famille juive, les Ezrati, avait aussi bénéfiçié de son assistance.                    

Le 18 avril 2000, L'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Marguerite Creston, le titre de Juste parmi les Nations.