Dousselin Paul

Dousselin Jean-Michel

Année de nomination : 2000      Dossier n° 9126 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Paul Dousselin
Date de naissance : 22/03/1892
Date de décès : 03/07/1966
Profession : Dirigeant de Société
Particularité : Information non disponible

M. Jean-Michel Dousselin
Date de naissance :
Profession : Information non disponible
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Massiac
Département : Cantal
Région : Auvergne
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 16 décembre 2001
Lieu : Cercle Européen de Strasbourg ()

Personnes sauvées

Mme Marie Lévy

M. Nephtali Lévy

M. Marcel Marx

Mme Hélène Marx

M. Henri Weil

Mme Mireille Weil

M. René Weil

Mme Marguerite Weil

Mme Carmen Weil (née Lévy)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Paul et Madeleine Dousselin Paul Dousselin dirigeait une usine de gaz industriels, à Strasbourg. Après l’annexion de l’Alsace à l’Allemagne en 1940, il la transféra à Massiac (Cantal). René Weil, l’un de ses employés, s’adressa à lui, après sa démobilisation, pour réintégrer son poste. Paul Dousselin non seulement le réengagea mais aussi le promut secrétaire général de la société, malgré la législation anti-juive de Vichy. Une fois installé à Massiac, René y fit venir toute sa famille proche: sa femme et sa fille, sa belle-sœur et son mari, ses parents et beaux-parents (9 personnes en tout). René signala les possibilités de Massiac à d’autres familles juives alsaciennes de sorte qu’une petite communauté s’y reconstitua. A la veille de la Pentecôte de 1944, la famille fut informée d’une rafle prévue pour le lendemain. Elle eut le temps de se disperser, mais René avait confié Mireille, sa fille de 8 ans, à des amis de Massiac. Le lendemain, tous les habitants de Massiac reçurent l’ordre de se rassembler sur la place du marché. Paul Dousselin, apercevant Mireille parmi les élèves de sa classe, la prit tout simplement par la main et l’emmena chez lui, pour lui éviter le contrôle d’identité. Le soir même, des gendarmes vinrent prévenir René et sa famille ainsi que sa belle-sœur et son mari, qu’ils avaient un mandat d’arrêt à leurs noms. Paul Dousselin, alerté, leur fit établir, en une nuit, des faux papiers d’identité. Il mit à la disposition des 5 pourchassés, une ferme isolée qu’il possédait à Bessac (Vienne) et les accompagna lui-même en voiture à la gare. Il donna des instructions au régisseur de son domaine pour leur procurer des cartes d’alimentation. Quelques jours plus tard, les parents et beaux-parents de René étaient à leur tour menaçés d’arrestation. Antoinette Nicolas, une voisine qui avait sympathisé avec la famille parce son mari, prisonnier de guerre en Allemagne, se trouvait dans le même stalag que le beau-frère de René, les avertit de la présence des policiers. Elle leur offrit le gîte, dans sa modeste maison jusqu’à ce que Jean-Michel Dousselin, le fils, pût les emmener à Bessac, en voiture à cheval. Tous ont survécu grâce à l’abnégation de Paul Dousselin, son fils et Antoinette Nicolas.             

Le 29 octobre 2000, l'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Paul & Jean-Michel Dousselin ainsi qu’à Antoinette Nicolas, le titre de Juste parmi les Nations.

 

Paul Dousselin  (2e à droite) et ses enfants. Jean- Michel le 1er à gauche Remise de la légion d'honneur à Paul Dousselin par M.Royer (Strasbourg 7 décembre 1957) Bessac, la ferme Paul et Madeleine Dousselin