Landeau Auguste

Landeau Marie

Année de nomination : 2001      Dossier n° 9349 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Auguste Landeau
Date de naissance : 03/02/1899
Date de décès : 14/12/1970
Profession : Ouvrier agricole
Particularité : Information non disponible

Mme Marie Landeau (née Rose)
Date de naissance : 10/08/1903
Date de décès : 04/10/1989
Profession : Ouvrière agricole
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Saint-Ouen-en-Belin
Département : Sarthe
Région : Pays-de-La-Loire
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 16 décembre 2001
Lieu : Mairie de Saint-Ouen-en-Belin (72220)

Personnes sauvées

M. Raymond Aniksztejn

M. Bernard Aniksztejn

Lieux de mémoire

Plaque en hommage à Auguste et Marie-Rose Landeau
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Auguste et Marie Landeau étaient agriculteurs au lieu-dit La Fredonnière, à Saint-Ouen-en-Belin (Sarthe). Le couple avait deux enfants, Colette, 17 ans, et Maurice, 10 ans. Pendant la guerre, Auguste et Marie firent preuve d’un dévouement sans borne pour sauver la vie d’enfants juifs en péril. Ils servirent de « gare de triage » pour le placement d’enfants dont les parents avaient été déportés, que leur confiait le Père Théomir Devaux*, de l’Ordre Notre-Dame de Sion. Quatre-vingt enfants ont ainsi été répartis par les Landeau parmi les familles des villages de la région. Malgré les risques qu’impliquait cette activité, ils hébergèrent eux-mêmes quelques-uns de ces enfants juifs chez eux. Leur action serait tombée dans l’oubli sans la persévérance de l’un de leur protégés à retrouver leurs traces. Raymond Anisten (Aniksztejn), 10 ans, et son frère Bernard, 3 ans, arrêtés avec leurs parents à Paris le 16 juillet 1942, furent transférés au Vel’d’Hiv. Dans l’atmosphère « dantesque » du vélodrome, leur mère leur dit, en yiddisch : «Vous vous sauvez ou je me tue». Leur père suscita un incident à l’un des portails et dans la bousculade les deux gamins s’évadèrent. Récupérés par une dame inconnue portant une grande cape, ils furent pris en charge par le Père Devaux. Des religieuses les conduisirent dans la Sarthe auprès d’une famille où ils furent maltraîtés. Elles revinrent alors les rechercher pour les placer chez les Landeau devenus pour eux une seconde famille. Auguste devint leur « parrain » et Marie leur « tante ». Baptisés, les enfants allaient à la messe du dimanche et participaient avec tout le monde aux travaux de la ferme. Ils furent hébergés sans aucune rémunération par les Landeau jusqu’à la Libération qui les réunit à leurs parents. Ils éprouvent jusqu’à ce jour une grande reconnaissance à leur égard.          

Le 7 mai 2001, l'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Auguste et Marie Landeau le titre de Juste parmi les Nations.