Rostaing André

Rostaing André

Rostaing Louise

Année de nomination : 2001      Dossier n° 9373 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. André Rostaing
Date de naissance : 29/05/1900
Date de décès : 19/01/1971
Profession : Agriculteur
Particularité : Protestant

M. André Rostaing
Date de naissance : 26/12/1925
Date de décès : 18/03/2005
Profession : Information non disponible
Particularité : Protestant

Mme Louise Rostaing (née Charras)
Date de naissance : 19/04/1905
Date de décès : 17/03/1996
Profession : Agricultrice, mère de 2 enfants
Particularité : Protestante

Localisation

Localite : Puy-Saint-Martin
Département : Drôme
Région : Rhône-Alpes
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 7 octobre 2002
Lieu : Puy-Saint-Martin ()

Personnes sauvées

Mme Monique Blum

M. Simon Pilczer

M. Jacques Pilczer

M. Max Turteltaub

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Louise et André Rostaing habitaient une ferme isolée à Puy-Saint-Martin (Drôme), avec leur fils Noël, 18 ans, et leur fille Marie-Madeleine, 5 ans. En février 1943, ils accueillirent sous leur toit Max Turteltaub, un enfant juif réfugié d’Allemagne, que les Eclaireurs Israélites de France avaient recueilli à la ferme de Moissac, après l’avoir extrait du camp d’internement d’Agde. Ses parents furent déportés et périrent à Auschwitz. Au début 1943, le centre de Moissac dut disperser ses protégés. Une assistante sociale chargée de placer Max, 13 ans, contacta le pasteur Debut à Puy-Saint-Martin. Ce dernier s’adressa aux Rostaing qui acceptèrent de l’héberger. Il se fit appeler « Marcel Turno » et fut présenté comme un orphelin placé par une organisation protestante, la confession des Rostaing. Considéré comme un membre de la famille, Max allait à l’école avec Marie-Madeleine et ils gardaient aussi le troupeau. Les Rostaing vinrent en aide à deux autres familles juives. Ils hébergèrent les Blum et leur fille jusqu’à ce que Louise leur trouve un logement au village. Elle fit de même pour les Pilczer et leurs deux fils dont l’aîné, Simon, membre de la Résistance, fut appréhendé par les Allemands et fusillé avec des camarades à Sauzet. Les Rostaing abritèrent aussi un opérateur-radio qui dut s’éclipser précipitamment lors de la visite d’une patrouille allemande, abandonnant derrière lui son matériel qu’André cacha dans une remise. Suspectée pour son soutien à la Résistance, toute la famille dut abandonner son domicile pour se cacher dans les bois et ensuite chez des amis, au cours des combats de la Libération. Max séjourna chez les Rostaing jusqu’en septembre 1944. A cette date, l’assistante sociale des EIF vint le rechercher mais chaque année il revint visiter ses sauveurs auxquels il voua une profonde reconnaisance. Il prit sa retraite à Dieulefit et depuis retrouve Marie-Madeleine chaque semaine pour jouer au scrabble.        

Le 4 septembre 2001, Yad Vashem a décerné à Louise et André Rostaing et à leur fils Noël le titre de Juste des Nations.