Pegaz Amélie

Pegaz Renée

Pegaz Thérèse

Pegaz Raymond

Année de nomination : 2001      Dossier n° 9401 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Amélie Pegaz (née Chanvillard )
Date de naissance : 06/02/1920
Date de décès : 25/10/2016
Profession : Cultivatrice
Particularité : Information non disponible

Mlle Renée Pegaz
Date de naissance : 02/09/1929
Date de décès : 02/09/1955
Profession : Information non disponible
Particularité : Information non disponible

Mme Thérèse Pegaz (née Cochet)
Date de naissance : 13/03/1885
Date de décès : 30/11/1962
Profession : Information non disponible
Particularité : Information non disponible

M. Raymond Pegaz
Date de naissance : 10/03/1907
Date de décès : 06/05/1950
Profession : Facteur, ciltivateur
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Montcel
Département : Savoie
Région : Rhône-Alpes
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Information non disponible

Personnes sauvées

M. Maurice Winnykamen

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Raymond Pegaz, facteur du village Montcel (Savoie), exploitait une ferme où il habitait avec sa femme Amélie, sa sœur Renée, 12 ans, et sa mère Marie-Thérèse Cochet. En 1941, ils recueillirent Maurice Winnykamen, un enfant juif de 8 ans, qu’ils gardèrent jusqu’à la Libération. Ses parents, réfugiés en Savoie, leur avaient confié leur garçon avant de rejoindre les rangs de la Résistance. Maurice fut présenté aux villageois comme un petit neveu de la ville, envoyé en Savoie pour des raisons alimentaires et de santé. Grâce aux Pegaz, il put vivre une enfance heureuse de petit savoyard « normal », allant à l’école, participant aux travaux de la ferme et partageant les jeux des enfants de son âge. Les Pegaz non seulement lui sauvèrent la vie mais aussi respectèrent sa judéité, trompant la vigilance du curé qui harcelait l’enfant pour qu’il avoue être juif. Maurice était considéré comme un membre de la famille et appelait Raymond « papa », Amélie « maman », Marie-Thérèse « mémé » et Renée « sa grande sœur ». Malgré son jeune âge, elle sut garder le secret et n’en a rien révélé. Maurice a longtemps voulu faire honorer la famille du titre de Juste mais Amélie refusait la démarche prétextant « qu’ils n’avaient pas fait ça pour être récompensés ». Seule la résurgence de mouvements néofascistes réussit à lui faire changer d’avis. A la Libération, Maurice repartit avec ses parents mais les deux familles gardèrent des relations plus qu’amicales, celles de parents proches.             

Le 18 juin 2001, Yad Vashem a décerné à Raymond, Amélie et Renée Pegaz ainsi qu’à Marie-Thérèse Cochet le titre de Juste des Nations.