Melli Gabrielle

Melli Humbert

Année de nomination : 2001      Dossier n° 9523 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Gabrielle Melli (née Pointreau)
Date de naissance : 26/02/1898
Date de décès : 11/06/1976
Profession : Mère de 2 enfants
Particularité : Information non disponible

M. Humbert Melli
Date de naissance :
Profession : Chauffeur de taxi
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Villepinte
Département : Seine-Saint-Denis
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 9 octobre 2003
Lieu : Mairie du Ivième arrondissement de Paris ()

Personnes sauvées

M. André Lakajzen

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Humbert Melli exerçait le métier de chauffeur de taxi. Il résidait avec sa femme Gabrielle et ses deux enfants de 13 et 11 ans, à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Durant les années trente, le couple Melli s’était lié d’amitié avec les Lakajzen, des Juifs de Paris, qui avaient acquis une maison de campagne à Villepinte et venaient y passer leurs vacances avec leurs deux enfants. Mr. Lakajzen était maroquinier et client d’Humbert qui le reconduisait souvent en taxi pour gérer ses affaires dans la capitale. En 1942, M. Lakajzen fut arrêté et déporté à Auschwitz. Plus tard, Mme Lakajzen fut arrêtée dans la rue à son tour, alors qu’elle était accompagnée d’une amie. Elle eut le temps de lui demander d’aller récupérer son jeune fils, André, 6 ans, chez une nourrice et de le ramener chez les Melli, à Villepinte, qui l’accueillirent pour le garder jusqu’à la Libération. André fut scolarisé et intégré à la famille qu’il a toujours considérée comme la sienne. Gabrielle était sa « Nounou » et le choyait particulièrement au point d’éveiller la jalousie de sa propre fille. A aucun moment, les sauveurs n’ont perçu la moindre rémunération pour leurs bienfaits, les parents d’André étant disparus. Les risques qu’ils encouraient étaient très grands puisque l’institutrice savait qu’André était juif. Elle avait demandé à ses élèves juifs de se signaler, promettant des bonbons en récompense à ceux qui lèveraient le doigt. André se laissa tenter mais, à la maison, il reçut une bonne correction pour cette imprudence. Pourtant personne ne l’a dénoncé et grâce au courage et à la générosité des Melli, il survécut à la guerre.        

Le 30 octobre 2001, Yad Vashem a décerné à Gabrielle et Humbert Melli le titre de Juste des Nations.