Laurent Albert

Laurent Mathilde

Année de nomination : 2001      Dossier n° 9530F -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Albert Laurent
Date de naissance :
Profession : Fermier
Particularité : Information non disponible

Mlle Mathilde Laurent
Date de naissance :
Profession : Fermière
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Carla Bayle
Département : Ariège
Région : Midi-Pyrénées
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 3 juin 2007
Lieu : Mairie de Foix (09000)

Personnes sauvées

Mme Hanna Feilechenfeld (née Weiler)

M. Emil Weiler

Rose Weiler

Mme Rachel Wilkansky (née Weiler)

Lieux de mémoire

Avenue des Justes à Bédarieux
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

17 personnes ont contribué au sauvetage des quatre membres de la famille Weiler, Juifs allemands réfugiés en France dans les années 30 et installés à Bédarieux (Hérault) depuis l’invasion. Emil Weiler était médecin mais trouva un emploi de comptable. Il donnait aussi des cours privés d’anglais et sa femme des cours d’allemand pour compléter leurs revenus. La fille de Louis Villaret, employé aux abattoirs, et d’Yvonne, sa femme, ainsi que la fille de Charles Cabanis, pasteur de la communauté protestante de la localité, comptaient parmi leurs élèves. Après l’invasion allemande de la zone sud, les Weiler décidèrent de mettre leurs 2 filles en sécurité. Le couple Villaret accueillit Rachel, 8 ans à titre graçieux de novembre 1942 au printemps 1943. Dans les mêmes conditions, Hanna, 11 ans, fut hébergée par Henri Bonnafous, diplomate à la retraite, et Adrienne, sa femme. Après une tentative avortée de faire passer leurs filles en Suisse, les Weiler contactèrent l’OSE qui réussit à les placer au Couvent des Dominicaines, à Monteils (Aveyron) dont les religieuses, dans la mouvance de Monseigneur Salièges*, hébergeaient déjà une dizaine d’autres enfants juifs. La Mère Supérieure Albert-Marie et Sœur Hyacinthe, la directrice de l’internat, seules à connaître l’identité juive des deux fillettes, leur firent un accueil chaleureux pendant leur séjour au couvent, du printemps 1943 à mai 1944. En janvier de la même année, une employée de la mairie de Bédarieux, Yvonne Dougada, prévint le couple Weiler que la police avait demandé à consulter leur dossier. Inquiets, ils plongèrent dans la clandestinité. Mathilde Fabre, une employée des postes, leur offrit le gîte dans sa maison où elle vivait seule. Le pasteur Cabanis et Louis Villaret, aidés d’un couple d’épiciers, les Verdaguer, assurèrent leur ravitaillement. Mais en mai 1944, prévenues d’un danger de perquisition allemande, les religieuses alertèrent les parents qu’il fallait retirer leurs filles du couvent pour un asile plus sûr. Dans l’impossibilité de se déplacer, les Weiler firent intervenir encore une fois Charles Cabanis qui s’occupa de les transférer à Toulouse chez le pasteur Piat et ensuite dans une ferme isolée du village de Carla-Bayle (Pyrénées-Orientales). Là, elles furent accueillies par Albert Laurent, un fermier célibataire, et sa nièce Mathilde que Cabanis connaissaient d’avant-guerre du temps où il y avait officié comme pasteur du village. Les fillettes vécurent chez les Laurent à titre gracieux jusqu’à la Libération qui permit la réunion de toute la famille.            

Le 30 0ctobre 2001, Yad Vashem a décerné à Louis et Yvonne Villaret, Henri et Adrienne Bonnafous, Charles Cabanis, aux Soeurs Albert-Marie et Hyacinthe, à Mathilde Fabre, Albert Laurent ainsi qu’à sa nièce Mathilde Laurent le titre de Juste des Nations.