Bonhoure Roger

Année de nomination : 2002      Dossier n° 9784 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Roger Bonhoure
Date de naissance : 17/05/1921
Date de décès : 2017
Profession : Secrétaire de Mairie
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Vic-sur-Cère
Département : Cantal
Région : Auvergne
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 18 juillet 2004
Lieu : Vic-sur-Cère ()

Personnes sauvées

Mme Jeanne Horowitz (née Frenkel)

Mme Henriette Malkin (née Frenkel)

Mme Hélène Turner (née Lentschener)

Lieux de mémoire

Square des Justes
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

BONHOURE Roger Roger Bonhoure, 21 ans en 1942, était secrétaire de mairie à Vic-sur-Cère (Cantal). Le village abritait une maison d’enfants ouverte à l’initiative de l’abbé Alexandre Glasberg et gérée conjointement par l’Amitié Chrétienne et l’OSE. L’établissement, dirigé par le Dr. Malkin et sa femme Henriette tous deux originaires de Lorraine, accueillit des jeunes adolescents d’origine juive, qui pour la plupart avaient été extraits des camps du sud de la France par les soins de l’abbé Glasberg. Hélène Turner-Lentschener, réfugiée juive qui avait fui la Belgique, avait été internée à Gurs, puis à Rivesaltes avec ses parents. Ensuite elle fut envoyée à Vic-sur-Cère alors que ses parents étaient déportés et assassinés dans les camps. Les Malkin se lièrent d’amitié avec Roger Bonhoure qui était hostile à l’occupation allemande. Après le drame des arrestations de l’été 1942, il accepta de fournir une « vraie » fausse carte d’identité à Hélène, pour des raisons purement humanitaires. Elle put ainsi, grâce à ce précieux document, s’installer à Saint-Etienne et y obtenir un travail. Ensuite, Roger confectionna des papiers d’identité semblables à d’autres pensionnaires de Vic-sur-Cère, prenant de grands risques car le maire était collaborateur et le chef de la Milice régionale résidait dans la localité. En décembre 1942, l’abbé Glasberg informa les Malkin qu’ils devaient abandonner la direction de l’établissement parce que leur origine juive était connue. Roger leur fournit alors les pièces d’identité nécessaires pour plonger dans la clandestinité ainsi qu’à la sœur d’Henriette, Jeanne Frenkel. Cette dernière, assistante sociale de l’établissement, continua à prodiguer son assistance dans les rangs du circuit Garel, en recherchant des caches et des familles d’accueil et accompagnant des enfants de l’OSE vers un havre sûr. Roger distribua un grand nombre de ces « vraies » fausses cartes d’identité dont les récipiendaires ne connaisaient généralement pas l’origine. Ainsi contribua-t’il au sauvetage de nombreux Juifs en danger.          

Le 1er août 2001, l'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Roger Bonhoure le titre de Juste parmi les Nations.

 

Roger BONHOURE
Interview par Radio France de Roger Bonhoure

BONHOURE_Roger.pdf (217,0 KB)