Diu Marie

Année de nomination : 2003      Dossier n° 9896 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Marie Diu (née Sentenac)
Date de naissance : 20/09/1910
Date de décès : 26/12/2013
Profession : Sans profession
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Toulouse
Département : Haute-Garonne
Région : Midi-Pyrénées
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 11 novembre 2003
Lieu : A la salle des fêts de Miremont 31190 ()

Personnes sauvées

M. Jacques Liberman

M. Edmond Liberman

Mme Elise Liberman (née Mechoulam)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Marie DIU Marie Diu et son mari résidaient à Toulouse (Haute-Garonne), avec leur fille unique de 10 ans. Elle était sans profession et son mari travaillait comme chauffeur. Le couple habitait au rez-de-chaussée d’un immeuble et avait pour voisins les quatre membres de la famille Liberman, d’origine juive. Après l’occupation allemande de la zone sud, M. Liberman tenta de passer clandestinement la frontière espagnole pour rejoindre les forces de la France Libre. Il fut arrêté et déporté. Il eut la chance d’échapper à la mort, mais sortit des camps dans un état de santé critique. La menace des rafles devenant plus pressante, Marie Diu proposa de sa propre intiative d’envoyer Jacques, 9 ans, le plus jeune des fils Liberman, à la campagne chez sa famille au village de Miremont, à 25 km de Toulouse. Sous le nom de Lemoine, Jacques fut scolarisé et devint enfant de chœur. Seuls les membres de la famille de Marie, le curé et l’instituteur étaient au courant de son identité juive. Un jour de mai 1943, la Gestapo et la Milice procédèrent à une rafle dans le quartier des Liberman à Toulouse. Marie Diu intervint une seconde fois. Le soir de la rafle, elle hébergea dans son logement du rez-de-chaussée Mme Liberman et Edmond, son aîné âgé de 14 ans. Les risques qu’elle encourait étaient très grands du fait des fouilles rigoureuses menées par les policiers dans les immeubles. Les Juifs étaient de plus en plus menacés. Maria proposa d’envoyer Edmond et sa mère à Miremont. Elle leur trouva une petite maison isolée et inoccupée où Jacques vint les rejoindre. Cette maison leur servit d’abri sûr jusqu’à la Libération. Les deux familles gardèrent des liens solides et les Liberman vouèrent à Maria une reconnaissance durable.  

Le 29 janvier 2003, Yad Vashem a décerné à Marie Diu le titre de Juste des Nations.