Noël Marcelle

Année de nomination : 2003      Dossier n° 9925 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Mme Marcelle Noël (née Gardier)
Date de naissance : 05/10/1896
Date de décès : 10/04/1984
Profession : Sans profession
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : La Varenne Saint Hilaire
Département : Val-de-Marne
Région : Île-de-France
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 22 juin 2004
Lieu : Mairie du 9 éme Salle Rossini ()

Personnes sauvées

Mme Fanny Rozenfeld

Mme Berthe Rozenfeld

Mme Rachel Rozenfeld

Mme Marie Rozenfeld

Mme Rachel Vollweiler (née Ruderman)

Lieux de mémoire

Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Marcelle NOEL Marcelle Noël résidait à La Varenne (Val de Marne). Après le décès en 1942 de son mari, artisan décédé en 1942, elle vivait avec ses deux filles, Jacqueline, 14 ans, et Monique, 12 ans. Son fils aîné Jacques, 19 ans, avait rejoint les Forces de la France Libre. Monique avait une voisine et amie de classe, Rachel Ruderman, devenues deux inséparables. Son père, ingénieur et juif étranger, fut radié en 1940 de sa profession par la législation anti-juive de Vichy et pressentant le pire, confia sa fille à Marcelle. Arrêté, il mourut en déportation. Marcelle hébergea Rachel et prit soin d’elle comme de sa propre fille, jusqu’en fin 1942, lorsque sa famille la plaça en internat à Voiron. A proximité du domicile des Noël, se trouvait un orphelinat juif géré par « La Colonie Scolaire », le dispensaire de la rue Amelot à Paris. Marcelle se lia d’amitié avec sa directrice, Mme Youchnovetsky, que la famille appelait Mme Alexandre tout court. Quand l’établissement fut menacé par les rafles, Mme Alexandre demanda à Marcelle de cacher quelques unes de ses pensionnaires. Elle recueillit les quatre sœurs Rozenfeld : Fanny, 16 ans, Berthe, 14 ans, Rachel, 13 ans et Marie, 10 ans. D’autres, cachés dans la cave, n’y séjournèrent qu’une nuit. Par la suite, Mme Alexandre et son mari, médecin, durent eux-mêmes prendre la fuite et trouvèrent refuge dans cette même cave. Les Bourdonnet, leurs voisins, soupçonnaient les activités clandestines des Noël mais n’en divulguèrent rien, protégeant ainsi les fugitifs de la déportation et la famille de la dénonciation. Une lettre de remerciements envoyée à Marcelle en 1946 par les dirigeants de « La Colonie Scolaire » confirme le sauvetage bénévole et généreux d’enfants juifs qu’elle effectua durant l’Occupation. Rachel a conservé de solides liens d’affection avec celle qu’elle considère comme son sauveur.           

Le 3 février 2003, l'Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Marcelle Noël le titre de Juste parmi les Nations.