Mazas Raymond

Mazas Françoise

Année de nomination : 2003      Dossier n° 9943 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

M. Raymond Mazas
Date de naissance : 28/12/1887
Date de décès : 19/06/1968
Profession : Comptable
Particularité : Information non disponible

Mme Françoise Mazas (née Barthe)
Date de naissance : 27/08/1894
Date de décès : 30/11/1975
Profession : Information non disponible
Particularité : Catholique pratiquante, mère de 2 enfants

Localisation

Localite : Toulouse
Département : Haute-Garonne
Région : Midi-Pyrénées
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 14 décembre 2003
Lieu : Au Zenith de Toulouse ()

L'histoire

Françoise Mazas Raymond Mazas était comptable et résidait avec Françoise, sa femme, à Toulouse (Haute-Garonne). Seul Jacques, leur fils cadet de 17 ans, vivait encore chez eux, Lucien l’aîné étant « déporté » en Autriche dans le cadre du STO. En décembre 1943, ils avaient recueilli Max M, un petit garçon juif baptisé à sa naissance. Il avait 6 ans à l’époque et ils le gardèrent jusqu’à sa majorité. Ne pouvant s’en séparer, le couple l’avait adopté légalement. Auparavant, le petit Max avait connu d’épouvantables tribulations. Ses parents étaient musiciens et juifs. En 1942, son père était parti pour la Corse avec l’intention d’y faire venir sa famille. En attendant, sa mère, pianiste virtuose originaire d’Allemagne, jouait du piano dans les bars, d’abord à Montpellier et ensuite à Toulouse. A chaque concert, Max faisait la collecte qui contribuait à leur subsistance. Sa mère joignait les deux bouts en vendant aussi des fleurs et des cartes postales. Ils habitaient chez des amis, les Lô. Mme Lô proposa alors de placer Max à la montagne et contacta le Secours National qui lui trouva une famille d’accueil, les Bathmale, moyennant le versement d’une pension. A l’occasion d’une visite de sa mère, les deux femmes partirent faire des achats. Le soir, Mme Bathmale revint seule, annonçant à Max que sa mère avait été arrêtée. Après la guerre, il apprit qu’elle avait été déportée et assassinée à Auschwitz. La pension n’étant plus versée, Max fut renvoyé à Toulouse. Ensuite, en décembre 1943, Mme Anne-Marie Brex, sécrétaire de l’association du « Retour aux Champs Languedociens » confia le garçon aux Mazas. Ils l’élevèrent comme leur propre fils, lui firent suivre des études secondaires et musicales, secondé par leur fils Jacques. Max se souvient de la vie familiale rythmée par les fêtes et la vie rurale chez la sœur de Mme Mazas, Mme Penchenat. Max voua une reconnaissance sans bornes aux Mazas, animés par l’esprit de la lettre pastorale de Mgr. Salièges, archevêque de Toulouse, et le sentiment qu’en sauvant un petit Juif de la déportation, ils verraient leur fils revenir sain et sauf du STO.      

Le 13 février 2003, l'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à Françoise et Raymond Mazas le titre de Juste parmi les Nations.

 

Les sauvés avec leurs sauveurs