Dumoulin Philémon

Année de nomination : 2003      Dossier n° 9944 -  Consulter le dossier de Jérusalem (en anglais)

Les Justes

Abbé Philémon Dumoulin
Date de naissance : 16/06/1897
Date de décès : 02/10/1983
Profession : Abbé
Particularité : Information non disponible

Localisation

Localite : Vimenet
Département : Aveyron
Région : Midi-Pyrénées
Pays : France

Cérémonies de reconnaissance

Date : 9 décembre 2007
Lieu : Mairie de Vimenet (12310)

Personnes sauvées

M. Raymond Bloch

M. Jean Bloch

M. Raymond Bloch

Mme Andrée Bloch (née Lieber)

Mme Malvina Bloch (née Picard)

M. Henri Lieber

Mme Gertrude (dite Camille) Lieber (née Geissmann)

Mme Suzanne Maubareyt (née Lieber)

Lieux de mémoire

Plaque Abbé Philémon Dumoulin
Allée des Justes à Jérusalem
Allée des Justes à Paris

L'histoire

Abbé DUMOULIN en 1950 Sous l’Occupation, l’Abbé Philémon Dumoulin était le curé du village de Vimenet (Aveyron) et adjoint au maire. Ordonné en 1924, il avait enseigné à Graves et ensuite tenu le poste de Vicaire à Marcillac jusqu’en 1936, date à laquelle il s’installa à Vimenet. Un jour de l’année 1943, deux inconnus se présentèrent à la mairie de Vimenet et demandèrent à voir le maire. Ce dernier étant absent, l’Abbé Dumoulin les reçut à sa place. Ils se présentèrent. L’un s’appelait Henri Lieber, un réfugié juif de Sète, et l’autre était Raymond Bloch, son gendre, réfugié juif de Bordeaux. Ils étaient accompagnés de leurs familles, dix personnes au total, qui comprenaient entre autres, la femme Gertrude dite Camille et une fille d’Henri, Suzanne, 22 ans, ainsi que la mère Malvina, la femme Andrée et le fils de Raymond, Jean, 9 ans. Henri et Raymond exposèrent leur situation à l’Abbé. Ils étaient juifs et fuyaient les persécutions. Ils s’étaient d’abord réfugiés à Sète. De là, ils étaient repartis pour Saint-Geniez d'Olt. Poursuivis par les arrestations, quelqu’un leur conseilla de s’éloigner des grands axes fréquentés par les Allemands. Aussi les deux familles reprirent-t-elles leur fuite jusqu’à Vimenet. L’Abbé Dumoulin se chargea alors de leur trouver où loger, de leur procurer de nouveaux papiers d’identité et de régulariser leurs titres de ravitaillement. Il leur conseilla de se présenter comme des réfugiés de Sète fuyant la menace de bombardements, de se faire passer pour catholiques et d’assister à la messe tous les dimanches afin de ne pas éveiller les soupçons. À l’église, Suzanne et Jean avaient d’ailleurs l’impression qu’ils n’étaient pas les seuls réfugiés à bénéficier de la protection de l’Abbé. Jean attribua son action à sa passion de la justice et à son catholicisme fervent. Les deux familles restèrent à Vimenet jusqu’à la Libération. Ensuite elles maintenirent des liens durables avec leur sauveur.             

Le 13 février 2003, l'institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné à l’Abbé Philémon Dumoulin le titre de Juste parmi les Nations.