Dossier n°10368A - Juste(s)

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Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2021, le titre avait été décerné à 27921 personnes à travers le monde, dont 4150 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.

Allée des Justes à Paris
Allée des Justes à Jérusalem

Les Justes

Henri Stanislas, René Daigueperse

Année de nomination : 2004
Date de naissance : 22/06/1908
Date de décès : //
Profession : Contrôleur d’assurance auprès de la Sequanaise
    Localisation Ville : Libourne (33505)
    Département : Gironde
    Région : Nouvelle-Aquitaine

    L'histoire

     

    Henri Daigueperse était agent d’assurances, profession qui impliquait de fréquents déplacements. En 1942, il rencontra Myriam Lévy, 32 ans, à Bordeaux alors que sa famille résidait à Livourne, en zone occupée. Les Lévy, la mère veuve, ses deux filles et deux fils, dont l’un était marié et avait deux enfants, soit 7 adultes et 2 enfants de 3 à 5 ans, portaient l’étoile jaune, en vertu de la législation anti-juive. En juillet 1942, Henri leur fit passer clandestinement la ligne de démarcation. Il fit plusieurs allers-retours dans des conditions périlleuses. Ensuite, il leur trouva un logement de trois pièces chez des fermiers, Fernand et Aurélie Cenou, à Boé (Lot-et-Garonne) près d’Agen. Fernand était artisan charron et entrepreneur de battage, âgé d’une soixantaine d’années. Les Cenou logèrent les fugitifs et prirent toutes les dispositions pour donner l’alerte en cas de danger car leur ferme était située sur la route principale de Toulouse, très fréquentée par les Allemands. Mais les Cenou étaient animés par un esprit de résistance à l’occupant et au gouvernement de Vichy. Leur fils, agent de police, avait été limogé de sa fonction en 1941. En septembre 1943, Henri et Myriam se sont mariés et elle l’accompagna dans tous ses déplacements alors qu’elle n’avait même pas de faux papiers. Il prit des risques énormes pour assurer son sauvetage et celui de sa famille.

    Le 4 novembre 2004, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Henri Daigueperse le titre de Juste parmi les Nations.

    Documents annexes

    Article de presse - Sud Ouest du 19/01/2007Article de presse – Sud Ouest du 19/01/2007
    Invitation cérémonieInvitation cérémonie

    Articles annexes