Mise en ligne de la 1° exposition numérique sur l'Institut culturel Google

vendredi 22 janvier 2016

Le Comité Français pour Yad Vashem met en ligne sa première Exposition Numérique "Les Justes parmi les Nations de Saint-Amand-Montrond (Cher) et de son arrondissement" en partenariat avec l’Institut Culturel de Google.

Pour accéder à l'exposition numérique dans l'Institut culturel Google

Simultanément sur le site du Comité, une nouvelle rubrique a été créée dans la section "La vie du Comité", sous le nom "Galeries du réseau Villes et Villages des Justes de France". Elle regroupe tous les éléments du dossier auquel on peut également accéder à partir de l'exposition Google.  

Pour accéder à la rubrique Galeries du réseau Villes et Villages des Justes de France

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Voyage des Maires 2016

jeudi 28 juillet 2016



Pour la troisième année consécutive, le Comité Français pour Yad Vashem a amené une délégation d'élus en Israël pour la commémoration de Yom Hashoah. La délégation était composée d'élus d'Avon, Bordeaux, Chédigny, Crouy, Evry, Lyon, Montluçon, Nice, Saint-Amand-Montrond, Strasbourg et Vire-Normandie. Ces villes font partie du réseau des villes et villages des Justes de France. Ce Réseau, initié par le Comité Français pour YadVashem, regroupe les municipalités françaises qui ont donné le nom de « Juste parmi les Nations » à une rue, une place ou un jardin de leur localité, en hommage aux Français qui ont fait preuve de courage aux heures les plus sombres de l’humanité et qui ont sauvé des familles juives, des femmes, des enfants, des hommes de la barbarie nazie.

 

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Les missions du comité

mercredi 10 juillet 2013



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Rapport d'activité

Rapport d'activité 2015

Rapport d'activité 2015
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Cérémonies à venir

07/12/2016

André et Clémentine MESNAGE
Paris

 

07/12/2016

Ferrucio et Suzanne PEDRELLI
Paris

 

Voir les autres cérémonies à venir

Carte de France des Justes

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Les Justes parmi les Nations dans le monde

(informations en anglais)

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YomHashoa - De génération en génération

lundi 2 mai 2016

Yom Hashoa - De génértion en génération
Yom Hashoa - De génértion en génération
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André et Marie ont caché, en 1942, une famille juive parisienne

mercredi 16 novembre 2016

Du 03/11/2016

André (à droite) a sauvé la famille Merkin (en haut) et David (en bas). © photo agnes gaudin

Michel Demonjean raconte le courage de ses grands-parents. En 1942, ils ont caché une famille juive. Ils sont déclarés Justes parmi les nations depuis 2014 et recevront leur distinction à titre posthume le 20 novembre.

«Willy », c'est le surnom que donne Michel Demonjean à celui qu'il a connu tout petit : William Merkin.

Avec ses parents, Herman et Marjema Merkin et un ami de son père, David Sheinberg, ils se sont réfugiés à Espartignac, en 1942. Les grands-parents de Michel, André et Marie Grangeon les ont cachés pendant plus d'un an.

André et Marie, juste des héros

Ils vont recevoir, le 20 novembre, la médaille des Justes parmi les nations, à titre posthume, par l'institut Yad Vashem.

La rafle de 1942,
la fuite vers la zone libre et Espartignac

L'ancienne ferme. En 1942, la partie centrale n’existait pas et permettait de rejoindre la forêt rapidement. Michel reste le seul témoin de cet épisode de l'histoire familiale, de l'Histoire. « Je croyais que Willy était juste un ami de la famille. Tous les ans, on recevait une carte de vœux et des friandises, se souvient Michel. Il est venu deux fois avec son épouse, en 1958 et en 1992… David aussi, venait deux à trois fois par an. Ma mère disait : "Monsieur David est là !" ».

Ce n'est qu'au décès de sa mère, il y a quinze ans qu'il apprend la vérité. Willy, vivant alors aux Etats-Unis, lui raconte tout. « Il avait une reconnaissance infinie. Il disait qu'ils devaient être parmi les Justes », explique-t-il. Les deux hommes ont alors entrepris les démarches pour faire reconnaître l'acte honorable de Marie et André Grangeon, en 2014.

William est décédé au mois de juillet 2016. Il avait 87 ans. Quelques mois auparavant, Michel avait enregistré son témoignage.

De Paris à Bois Lafage

Herman et Marjema Merkin se sont enfuis de Paris durant l'été 1942, suite à la rafle du Vel d'hiv, avec leur ami David Sheinberg. William a alors 13 ans. Avec l'aide de passeurs et après plusieurs frayeurs, la petite troupe réussit à passer en zone libre.

A Uzerche, on leur propose d'aller travailler dans la ferme des Grangeon, au lieu-dit Bois-Lafage, à Espartignac. Ils y resteront dix-huit mois.

« Mon grand-père aimait bien plaisanter, raconte Michel. Il avait fait 14-18 et avait gardé une balle dans le poumon. C'était un dur à cuire. Pourtant, on l'avait menacé de faire brûler sa ferme ». De 1942 à 1943, André et Marie restent sans cesse sur leurs gardes. Ils s'étaient parés au pire, une « descente de collabo ». « Mon grand-père avait réalisé une trappe dans la chambre qui menait dehors. Un jour, un cousin des Merkin a voulu les faire partir en Espagne. Le grand-père a répondu : "ils sont plus en sécurité chez moi" ».

La voix de « Willy » à la mémoire des Grangeon

Sur les enregistrements réalisés par Michel, William se souvient des nuits passées dans la grange, lorsqu'ils avaient peur de rentrer dans la maison. « Il y avait pas mal de rat ». Un jour « où ça tirait de tous les côtés, j'ai couru dans les bois. Ta mère est venue me chercher ».

La journée, le garçon allait à l'école d'Espartignac, où il a passé son certificat d'étude avec Marguerite Noilletas, sa maîtresse d'école, « une femme admirable ».

Herman et son ami, David, aidaient André à la ferme : « Ils travaillaient la nuit. La journée, ce n'était pas possible de sortir ».

Willy évoque aussi les « collabos », avec rancœur : « Je ne pardonnerai jamais à ces salauds de mouchards ». En revanche, William fait preuve d'une grande reconnaissance envers « ceux qui lui ont sauvé la vie ».

Lise Chastang


 

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Le Lien Francophone

Septembre 2016 - N°55

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