21e Festival du Cinéma Brésilien de Paris

lundi 1 avril 2019

Luiz Martins de Souza Dantas Dans le cadre du 21e Festival du Cinéma Brésilien de Paris, du 9 au 16 avril prochains,

Nous vous informons de la projection du film « Cher Ambassadeur », le dimanche 14 avril à 16H00

Au cinéma l’Arlequin, 76 rue de Rennes – 75006 Paris (Métro Saint-Sulpice, ligne 4)

Le film sera suivi d’un débat avec le réalisateur, en présence d’un délégué régional Ile-de-France du Comité Français pour Yad Vashem.

Vous trouverez ci-joint un document présentant ce film documentaire qui retrace l’histoire de Luiz Martins de Souza Dantas,

Ambassadeur du Brésil en France de 1922 à 1944, nommé Juste parmi les Nations en 2002.

Les billets sont en vente sur place avant la séance, au tarif de 5€ si vous vous présentez au nom du Comité Français pour Yad Vashem.

 

Festival cinéma brésilien
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Séminaires de formation à l'enseignement de la Shoah

mercredi 19 décembre 2018

A l'intention des enseignants du primaire et du secondaire
les inscriptions pour 2019 sont maintenant closes

Télécharger la plaquette du séminaire

 

Nous avons le plaisir de vous informer que le Comité Français pour Yad Vashem organisera pour la troisième année, en 2019, deux séminaires de formation à l’enseignement de la Shoah à l’intention d’enseignants français des enseignements primaire et secondaire. Ces séminaires se dérouleront, l’un du 7 au 15 juillet 2019, l’autre du 22 au 30 octobre 2019, dans le cadre de l’Ecole Internationale pour l’Enseignement de la Shoah de l’Institut Yad Vashem de Jérusalem. Chaque session peut comporter trente professeurs. L’enseignement est dispensé en français par des chercheurs et des professeurs des universités françaises et israéliennes.

Depuis 2017, 4 séminaires ont été réalisés, regroupant 109 enseignants originaires de 17 académies. Le niveau très élevé de satisfaction exprimé par les participants, les nombreux projets pédagogiques qui s’ensuivent nous incitent à poursuivre cette action, et à faire bénéficier des enseignants de notre pays des approches novatrices et pluridisciplinaires de l’Ecole Internationale ainsi que de l’exceptionnelle richesse mémorielle de Yad Vashem.

Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah



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Les missions du comité

mercredi 10 juillet 2013



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Exposition numérique

les "Justes parmi les Nations" de Paris


Plus de 70 ans après la Libération des camps de la mort, cette magnifique exposition rend hommage aux Parisiennes et aux Parisiens qui, dans la nuit de l’Occupation, ont mis en danger leur vie pour mettre à l’abri et sauver d’autres vies – celles d’hommes, de femmes et d’enfants persécutés et voués à la mort pour être nés juifs.

Cérémonies à venir

06/06/2019

Pierre DELBOS

Île-de-France - Hauts-de-Seine

 

Voir les autres cérémonies à venir

Carte de France des Justes

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Dossier de demande de reconnaissance

 

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Les Justes parmi les Nations dans le monde

(informations en anglais)

Dernières Lettres de la Shoah

1941-1942


Clichy : Yvonne et Edmond ont sauvé trois juifs pendant la guerre

samedi 20 avril 2019

Du 29/03/2019

 

 

 

 

Clichy : Yvonne et Edmond ont sauvé trois juifs pendant la guerre Les deux fils de Rachel rendront hommage dimanche à la mémoire de ce couple de Clichy qui a caché leur mère, leur tante et son fils à partir de l’hiver 1942 et jusqu’à la Libération.

Pour les voisins du 77, rue de Paris, à Clichy, Esther était madame Germaine et sa sœur Rachel madame Raymonde. Des noms d’emprunt trouvés par Yvonne, qui dans le chaos de la France occupée, décida de venir en aide aux deux jeunes femmes et à Serge, 10 ans, le fils d’Esther.

Ce dimanche matin à 10h30, une plaque commémorative en mémoire d’Yvonne et de son mari Edmond Fournier sera dévoilée devant le 11, rue Pasteur, immeuble tout proche où les Fournier se sont ensuite établis, laissant l’appartement de la rue de Paris à Rachel et Esther. Une cérémonie qui intervient dix ans après la médaille de Justes parmi les Nations décernée au couple à titre posthume. Cette distinction est décernée par l’Etat hébreu à des personnes non juives qui, au péril de leur vie, ont aidé des Juifs persécutés par l’occupant nazi.

« Yvonne et Edmond, c’est notre famille »

 
C’est à compter de l’hiver 1942 qu’Yvonne accueille dans le petit appartement de la rue de Paris les deux sœurs originaires de Pologne. Esther, Rachel et Serge viennent d’échapper à la rafle du Vél d’Hiv, en juillet 1942, au cours de laquelle plus de 13 000 juifs sont arrêtés et déportés. « Deux femmes seules, sans mari, avec un petit garçon et un fort accent slave… Personne dans le quartier ne devait être dupe. Mais personne ne les a dénoncés », souffle Roland, qui tient à rendre hommage à tous les Clichois dans le discours qu’il prononcera ce dimanche matin.

Si les deux sœurs sont seules, c’est parce que le mari d’Esther, Zélik, a été arrêté dès mai 1941. Et déporté à Auschwitz en juin 1942 dans l’un des tout premiers convois. « Nous n’avons jamais connu notre oncle, il a été tué dès son arrivée », racontent Jean-Pierre, né en 1946 et Roland, en 1948.

Leur père, Roger, échappe aux camps de concentration. « Il était soldat français et a été mobilisé une semaine après son mariage. Et capturé en 1940 à Dunkerque. Il a donc passé la guerre comme prisonnier militaire », raconte Roland, qui possède toujours le bracelet de soldat son père. Lequel ne découvrira qu’en mai 1945 l’existence des Fournier.

Yvonne et Rachel. DR.
Lorsque Esther et Rachel rencontrent Yvonne, cette dernière est également seule. Ses deux filles nées d’une première union sont en pension en zone libre, et son compagnon Edmond Fournier a été envoyé en Allemagne pour le service du travail obligatoire (STO). « C’est au cours d’une permission qu’Edmond découvre qu’Yvonne cache des juifs dans leur appartement. Immédiatement il approuve et soutient sa compagne », raconte Roland.

Un portrait photo pour échapper à la Gestapo

Des histoires et des anecdotes racontées par leur mère, disparue en 2016 à l’âge de 102 ans, il en existe de nombreuses. Comme celle liée au portrait de Rachel et Serge.

« Ils étaient boulevard Bonne-Nouvelle à Paris et se sont précipités chez un photographe en voyant des agents de la Gestapo qui arrêtaient des passants. Le photographe a alors conseillé à ma mère d’aller se maquiller tranquillement dans la pièce du fond car il avait encore des choses à faire », raconte Roland, persuadé que le photographe leur a ainsi sauvé la vie.

Paris, 25 mars 2019. Roland et Jean-Pierre, fils de Rachel, cachée pendant la guerre à Clichy par Yvonne et Edmond Fournier.

Dans les albums souvenirs, les photos des deux familles se mélangent et racontent la même histoire. Un devoir de mémoire essentiel pour les deux frères qui redécouvrent un cliché d’eux, enfants, sur les allées Gambetta. « Nous avons passé quelques années dans le minuscule appartement de la rue de Paris, quand notre père avait son atelier de confection un peu plus bas dans la rue », se souviennent-ils.

Ce n’est qu’en 1953 qu’ils quittent Clichy pour s’installer rue des Francs-Bourgeois, à Paris. « Mais on revenait souvent pour voir les Fournier et nous sommes aujourd’hui encore en contact avec les petits-enfants d’Yvonne », insistent-ils. Même s’il ne reste désormais plus qu’eux pour raconter l’histoire d’amitié entre Yvonne, Rachel et Esther dans un Paris occupé. Et le courage exemplaire de cette Clichoise.


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Avril - N°65

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