Les missions du comité

mercredi 10 juillet 2013



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Séminaires de formation à l'enseignement de la Shoah

jeudi 2 février 2017

à l'intention des enseignants du primaire et du secondaire


École Internationale de Yad Vashem à Jérusalem


Éduquer et transmettre sont au cœur des actions du Réseau "Villes et Villages des Justes de France", créé par le Comité Français pour Yad Vashem en 2012.

Les communes qui se sont engagées à nos côtés s'attachent à honorer la mémoire des Justes parmi les Nations et à transmettre leurs valeurs, à combattre le racisme et l'antisémitisme, en développant des initiatives pédagogiques, culturelles et mémorielles. Pour soutenir ces actions, notre Comité a décidé d'organiser à partir de 2017, à l'intention des enseignants français du primaire et du secondaire, des séminaires de formation à l'enseignement de la Shoah.

Ces séminaires d'une semaine, organisés pendant les congés scolaires, se dérouleront dans le cadre de l’École Internationale pour l’Enseignement de la Shoah de l'Institut  Yad Vashem à Jérusalem. Chaque groupe pourra comporter jusqu’à 25 participants, et l’enseignement, en Français, sera dispensé par des professeurs et des chercheurs d’Université.

pour tout renseignements supplémentaires veuillez nous contacter à l'adresse suivante: yadvashem.france@wanadoo.fr

 

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Lancement du nouveau site Internet de Yad Vashem en français

mercredi 5 avril 2017

le jeudi 23 mars 2017 depuis la mairie du IVème arrondissement de Paris,

en présence de M. Pierre-François Veil, Président du Comité Français pour Yad Vashem sous l’égide de M. Christophe Girard Maire du 4ème arrondissement de Paris avec la participation de M. Serge Klarsfeld.

Christophe Girard et Pierre-François Veil

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3 familles du Marais face à la rafle du Vel d'Hiv   

Paris, 1942. Trois familles juives – les Sebbane, les Polakiewicz et les Zonszajn – habitent au 43, rue Vieille du Temple, dans le 4ème arrondissement de Paris, au coeur d'un quartier juif animé où vivent principalement des immigrants d'Europe de l'Est.

Le 16 juillet 1942, lors de la rafle tristement célèbre du Vél' d'Hiv, de nombreux Juifs du quartier sont arrêtés. Les familles Polakiewicz et Zonszajn en font partie. Un policier compréhensif offre aux enfants Polakiewicz la possibilité de s'enfuir mais ils ne peuvent se résigner à quitter leurs parents. Les noms des membres de la famille Sebbane, quant à eux, ne figurent pas sur les listes des Juifs à arrêter, peut-être du fait de leur origine française.

Après la rafle, n'ayant personne vers qui se tourner, les Polakiewicz et les Zonszajn écrivent à madame Sebbane pour lui raconter leur calvaire et lui demander de l'aide. Les enfants Zonszajn sont séparés de leur mère à Pithiviers, puis déportés, seuls, à Auschwitz. Le jeune Jackie, 10 ans, écrit lui aussi à madame Sebbane, décrivant son calvaire avec force détails et fournissant ce faisant un témoignage rare. Celui d'un des enfants déportés de France.

L'exposition retrace, à l'aide de témoignages, de photographies et des lettres adressées à madame Sebbane par ses voisins, la destinée des trois familles à partir de cette tragique journée du mois de juillet 1942.

Rapport d'activité

Rapport d'activité 2015

Rapport d'activité 2015
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Les Justes parmi les Nations dans le monde

(informations en anglais)

Cérémonies à venir

 

23/07/2017

Emilie, Joseph et Jean BIAGI

Provence-Alpes-Côte d'Azur - Alpes-Maritimes

 

 

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Dossier historique : Barral et Pratlong, collèges des justes

samedi 22 juillet 2017

Du 21/07/2017

 

Dans le parc de Barral, les élèves de la classe de Première « Défense et Sécurité globale » devant le monument qu’ils ont créé avec leur professeur d’Art plastique. Avec eux, le père Claude Cugnasse, ancien vicaire général, frère de l’abbé Gilbert Cugnass

Pendant la deuxième guerre mondiale, les petits séminaires de Castres et de Pratlong devinrent le refuge de professeurs et d’élèves juifs, ainsi que de résistants. Le 16 mai dernier à Barral, une cérémonie commémorait l’action de Mgr Pierre-Marie Puech et de l’abbé Gilbert Cugnasse, déclarés Justes parmi les Nations par le mémorial de la Shoah de Yad Vashem. Récit de Richard Amalvy.

Dans ses mémoires , Pierre-Marie Puech, ancien Supérieur du petit séminaire de Castres, décrit l’ambiance qui régnait à Barral pendant la seconde guerre mondiale : « Les mesures prises par Vichy à l’encontre des juifs, les tentatives pour une « jeunesse unique », et le texte de « la charte du travail » avait provoqué un réel désenchantement. Insensiblement, les esprits passaient de la collaboration à la résistance ». Dès lors, le corps professoral se fit un devoir d’éviter toute compromission avec le régime de Vichy et observait une véritable réserve à l’égard des familles qui soutenaient soit la résistance soit le Maréchal Pétain. Mais, au salut aux couleurs qui avait lieu presque chaque dimanche, le prêtre indique : « jamais nous n’avons chanté « Maréchal, nous voilà ! « . L’école préféra entonner le couplet patriotique de La Marseillaise « Amour sacré de la Patrie… ». »

Deux écoles catholiques au service de la résistance

Au fil des cinq années de guerre, de 1940 à 1945, les résistants trouvèrent en Barral un lieu de plus en plus sûr et les prêtres allaient dire la messe auprès d’eux dans la Montagne noire. Pierre-Marie Puech raconte que durant l’été 1944, alors que se préparait la libération des différentes villes de la région, de nombreux cheminots arrivaient en gare de Castres vers huit heures du soir pour demander asile au petit séminaire avant de repartir le matin suivant vers le maquis par le train de Brassac et Lacaune. La direction de l’école dut apprendre à vivre avec la menace des dénonciations et des tentatives de fermeture qui en aurait résulté.

Durant l’hiver 1943-1944, le maquis de Vabre animé par Guy de Rouville (éclaireur unioniste, protestant) était composé, entre autre, par des membres des Eclaireurs Israélites de France (2) et concentra une part importante de combattants juifs (3). L’abbé Gilbert Cugnasse, supérieur du petit séminaire de Pratlong, fit spontanément des locaux de l’école l’infirmerie du maquis. C’est ici que furent prodigués les premiers secours aux blessés des opérations de harcèlement contre les convois militaires allemands et, le 8 août 1944, d’un assaut ennemi contre les cantonnements des maquis du scoutisme juif.

À partir de ces maquis, Pierre Dunoyer de Segonzac, ancien directeur de l’école d’Uriage, pris le commandement des Forces françaises de l’intérieur (FFI) de la zone A du Tarn qui réunissait des juifs, des protestants et des catholiques avec lesquels il libéra Castres, Mazamet et Béziers à la tête de son nouveau régiment, le 12ème Dragon. Avec lui, il rejoindra la 1ère armée du Maréchal de Lattre.

Des réfugiés juifs à Barral et à Pratlong

À Barral comme à Pratlong (Lacaze), les abbés Puech et Cugnasse étaient couverts par Mgr Jean-Joseph Moussaron , archevêque d’Albi qui amplifia dans son diocèse l’appel de Mgr Jules Saliège, archevêque de Toulouse (5) pour que les juifs pourchassés soient accueillis par l’église, ses fidèles et son réseau. C’est ainsi que les deux écoles devinrent un lieu de refuge pour eux. Ces ecclésiastiques connaissaient le contenu de l’encyclique Mit brennender Sorge publiée en allemand le 10 mars 1937 par le pape Pie XI pour dénoncer l’idéologie nazi (6).

De 1942 jusqu’à la Libération, l’abbé Gilbert Cugnasse cacha Sigismond Wolf, un luxembourgeois juif qui enseigna l’allemand et l’anglais. Il hébergea deux émigrés juifs berlinois dont la famille s’était convertie au catholicisme, Jacques et Nicolas Kamnitzer. Puis, Pratlong étant situé dans la zone d’action du maquis de Vabre, l’Abbé Cugnasse pu cacher plusieurs éclaireurs israélites. La personnalité la plus étonnante ayant séjourné à Pratlong est Rudolf Leonhard, écrivain allemand communiste. Sa biographie indique qu’après s’être installé à Paris en 1928, il a été interné au camp du Vernet. Créé à l’origine pour recevoir les républicains espagnols en 1939, ce camp servi pour interner les juifs arrêtés dans la région de Pamiers. Confiant ses souvenir, l’abbé Cugnasse dira : « Je savais que les juifs étaient plus en danger que les autres. Mais à Pratlong on ne faisait pas la différence. Quelqu’un arrivait en détresse, était-il juif ou pas ? Souvent je n’en savais rien. J’étais là pour les aider et je n’avais pas peur. Ce n’est que plus tard que j’ai pris conscience des risques que nous prenions ».

À Barral, Pierre-Marie Puech rapporte que le corps professoral cacha plusieurs juifs : « un avocat ayant plaidé contre Hitler […] (7), plusieurs professeurs traqués par la Gestapo, un autre traqué plus tard par la milice de Vichy, un autrichien qui devait mourir à Auschwitz… Parmi les élèves, même diversité, plusieurs étaient juifs et leur identité, Dieu merci, ne fut pas découverte ». Deux autres professeurs laïcs de 21 ans, licenciés ès lettres, étaient des réfractaires au STO. Bien entendu, seul Pierre-Marie Puech connaissait la véritable identité de chacun.

Le devoir de mémoire des témoins des témoins

Ancien élève de Barral, je me souviens que l’abbé Matthieu, alors supérieur, aimait rappeler les actions menées par son prédécesseur et ses prêtres valeureux. C’est avec lui que je pus rencontrer Mgr Puech dans le salon des professeurs au début des années 80. Ce dernier venait donner une conférence aux élèves. L’abbé Veaute, quand il présidait aux messes du matin, aimait nous faire chanter Le chant des marais, le chant des déportés. Se faisant témoin des témoins, ces prêtres entretenaient ainsi le devoir de mémoire, et c’est ce qu’Évelyne Blanc, directrice actuelle de l’établissement encourage également. En mai 2016, le lycée Barral a renouvelé le protocole « enseignement défense » signé avec le 8ème RPIMa, régiment de parachutistes stationné à Castres. Cet accord a permis la création d’une classe de Première « Défense et Sécurité globale » pour « encourager la formation de la personne et du citoyen » en menant des projets éducatifs qui mobilisent plusieurs enseignements. Ainsi, à travers les notions apprises en cours d’histoire ou d’enseignement moral et civique, les élèves peuvent parfaire la dimension humaniste de leur éducation. Le 16 mai dernier, les élèves concernés présentaient une œuvre monumentale dans le parc de l’école.

Ce projet, né en septembre 2015 à la suite d’un voyage d’études à Auschwitz, a pris la forme d’une installation réalisée sous la direction de Mmes Munoz, professeur d’Arts plastiques, et Pietravalle, professeur d’Histoire. Baptisée «Je ne trahirai pas», composée de bois, de métal et de polystyrène, elle est recouverte de tissu de verre et de résine. Elle porte les noms de résistants qui ont écrit, peint ou dessiné pour témoigner. Elle est agrémentée d’une stèle sculptée par Jacques Bourges, qui porte les noms de Mgr Pierre-Marie Puech et de l’abbé Gilbert Cugnasse.

Charlotte Le Provost, représentante du Mémorial de la Shoah de Paris, présente lors de l’inauguration, a salué le mérite de ce projet : «Votre travail d’histoire s’inscrit à la fois dans votre contexte géographique et est intégré plus largement à l’histoire nationale et européenne. Voilà un parcours et un travail qui vous marqueront pour la suite de votre vie ». Barral, établissement catholique, joue ainsi son rôle pour permettre « aux élèves de mieux adhérer aux valeurs de la République et de mieux cerner leur engagement citoyen ».

Richard Amalvy

 

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Le Lien Francophone

Juillet 2017 - N°58

Juillet 2017 - N°58
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Ecole internationale de l'enseignement de la Shoah

Campagne de recherche des noms des victimes de la Shoah

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