Dossier n°3028A

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Les Justes

Année de nomination : 1984
Jeanne Hertel
Année de nomination : 1984
Date de naissance : //
Date de décés : //
Profession : Religieuse, adjointe de la mère supérieure au couvent

Localisation Ville : Toulon (83200)
Département : Var
Région : Provence-Alpes-Côte d’Azur


Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2020, le titre avait été décerné à 27712 personnes à travers le monde, dont 4130 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Mère Marie-Thérèse ROUX était Mère Supérieure d’un couvent non loin de Toulon, dans le Var. La famille SAMUEL, composée du père de la mère et de deux enfants de 7 et 3 ans, ainsi que la grand-mère et une tante, après leur départ de Paris, en 1940,  trouvent refuge à Toulon car les  parents de M. Samuel ainsi que sa sœur et sa famille sont déjà dans la région, à La Garde. En septembre 43, quelqu’un étant venu prévenir M. Samuel que sa mère avait besoin de lui, il se précipite à La Garde où les Allemands, venus arrêter ses parents, le capturent aussi. Seule, sa jeune sœur, échappe à l’arrestation. Un voisin la conduit chez un de ses professeurs, Germaine TEILLARD (nommée Juste le 5 mars 1989). Celle-ci prévient immédiatement Mme SAMUEL de l’arrestation de son mari. Elle garde chez elle les deux enfants et la jeune sœur SAMUEL, et elle conduit les trois femmes au couvent de Mère Marie-Thérèse ROUX.

Mère Marie-Thérèse ROUX et son adjointe, Jeanne HERTEL, prennent grand soin des trois femmes et cherchent à adoucir leur sort par tous les moyens. A plusieurs reprises, les Allemands viennent au couvent et, dans ce cas, les sœurs font passer leurs protégées de pièce en pièce par des couloirs secrets. Quand les TEILLARD apprennent que les Allemands vont venir perquisitionner chez eux, ils se hâtent de faire partir les enfants au couvent où ils retrouvent leur famille.

Lorsque les Allemands deviennent encore plus soupçonneux, les religieuses envoient tout le monde chez les TEILLARD. Puis l’endroit devenant également dangereux, elles font appel à leurs contacts dans la police pour obtenir des faux papiers à toute la famille. Elles les escortent ensuite en train vers un autre couvent à Montpellier, d’où ils fuient également peu de temps après.

Après la guerre, la famille SAMUEL se trouve à Langogne, en Lozère. Tous sont épuisés et l’un des enfants a la typhoïde. Lorsque Mère Marie-Thérèse l’apprend, elle envoie une des religieuses avec de la nourriture et des médicaments.

Plus tard l’un des survivants écrivit « jamais à aucun moment durant cette période, il ne fut question d’argent. Après la guerre, nous avons toujours été très liés et elles ont participé à toutes nos joies comme à toutes nos peines. Toutes deux disaient que nous comptions parmi les personnes les plus proches d’elles par le cœur ».

Le 13 novembre 1984, Yad Vashem a décerné à Jeanne HERTEL le titre de Juste parmi les Nations.

 

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Mis à jour il y a 8 mois.