Dossier n°5025

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Les Justes

Année de nomination : 1991
Marie Berchmans
Date de nomination : 1991
Date de naissance : 26/11/1897
Date de décés : //
Profession : Religieuse, enseignante de français,allemand, sténodactylographie

Localisation 74200 Thonon-les-Bains - Département : Haute-Savoie - Région : Auvergne-Rhône-Alpes France

Personnes sauvées

Lieu porteur de mémoire



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Au 1er janvier 2020, le titre avait été décerné à 27712 personnes à travers le monde, dont 4130 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. Ils serviront de phares et de modèles aux nouvelles générations.


L'histoire

Jeanne Berchmans enseignait le français, l’allemand et la sténodactylographie dans le pensionnat de son couvent à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie). Au début de l’année 1944, cette religieuse suisse née en 1897 fut contactée par le père Rosay (q.v.), curé du village voisin de Douvaine, qui ne ménageait pas ses efforts pour sauver des Juifs, Il lui demandait de cacher trois membres de la famille Wittels, des Juifs de Vienne qui avaient quitté l’Autriche après l’Anschluss en 1938. Il s’agissait de Mme Wittels, de sa fille Renée, âgée de 21 ans et de Bruno, son fils de neuf ans. La religieuse, qui parlait couramment l’allemand, pouvait facilement parler avec les Wittels. Pour expliquer leur accent, elle les présentait comme des Alsaciens ayant été forcés de s’enfuir à l’arrivée des Allemands. Les trois réfugiés vécurent au couvent jusqu’à la Libération. Soeur Jeanne leur assura tout ce dont ils avaient besoin. Un jour, les Allemands décidèrent de perquisitionner le couvent. La religieuse cacha ses trois protégés dans une chambre éloignée, puis déclara aux policiers que ses occupants étaient atteints de la scarlatine. La crainte de la contagion suffit à les dissuader d’entrer dans la pièce.

Le 6 octobre 1991, Yad Vashem a décerné à Soeur Jeanne Berchmans le titre de Juste des Nations.

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