Les Justes
André Louis Berger
Année de nomination : 2004Date de naissance : 14/05/1896
Date de décès : 18/12/1970
Profession : Commerçant (en tissus)
Victorinne Jeanne (Boyer) Berger
Année de nomination : 2004Date de naissance : 04/06/1899
Date de décès : 09/12/1983
Profession : Sans profession
Département : Drôme
Région : Auvergne-Rhône-Alpes
Personnes sauvées
Cérémonies
L'histoire
- André Berger
- Victorine Berger
Jeanne et André Berger résident à Romans-sur-Isère, dans la Drôme, où ils tiennent un commerce de tissus et de fournitures. Le couple a deux filles : Yvonne, 22 ans, et Geneviève, 15 ans. Durant l’été 1942, celles-ci passent leurs vacances chez leurs grands-parents à Nice. Sur la plage, elles se lient d’amitié avec Walter Bettelheim, âgé de 21 ans. Juif originaire de Hambourg, fils d’un Autrichien et d’une Anglaise, il s’est réfugié en France. Interné comme réfugié allemand, puis comme juif, dans divers camps dont Saint-Cyprien et Gurs, il a pu être libéré grâce aux relations de son père dans la franc-maçonnerie. Il a alors rejoint celui-ci à Nice, mais a de nouveau été arrêté en août 1942. Son père est parvenu, une fois encore, à le faire libérer et lui a procuré une carte d’identité française grâce au concours du même inspecteur de police qui l’avait arrêté.
Inquiet pour son avenir, Walter décide de se replier à Romans. Ses deux amies vacancières le mettent en relation avec leurs parents, qui l’accueillent chez eux d’octobre 1942 à août 1945, à l’exception d’une période allant de mai à septembre 1944, durant laquelle il rejoint le maquis du Vercors. Pour nourrir sa famille malgré les restrictions alimentaires de l’Occupation, André achète une carrière désaffectée qu’il transforme en jardin potager. Il embauche Walter pour aménager le terrain puis comme jardinier. De son côté, Jeanne lui procure, par l’intermédiaire de son frère Jean Boyer – membre de la Résistance –, une nouvelle carte d’identité au nom de Jacques Alloix.
Après la guerre, Walter apprend la mort en déportation de ses parents. Il choisit alors de s’établir à Romans, où il se marie. Les Berger, qui lui avaient sauvé la vie durant l’Occupation, l’emploient comme vendeur et contribuent à sa réinsertion professionnelle.
Le 5 septembre 2004, Yad Vashem – Institut international pour la Mémoire de la Shoah – a décerné à Victorine-Jeanne et André-Louis Berger le titre de Juste parmi les Nations.
Documents annexes
| Article de presse – La dauphiné libéré du 17/11/2005 | ||
| Article de presse – Du 16/11/2005 | ||
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